Sac sur le dos, des milliers d’enfants ont recommencé à porter leurs fournitures scolaires cette semaine. Et ça peut peser lourd… Face aux remarques de certains parents, le Département valaisan de l’éducation a décidé de réagir. Côté finances, le prix de certains cartables a explosé ces dernières années.
« L’école est aussi là pour dire aux enfants de s’organiser et de ne pas trimballer sur des distances phénoménales des sacs qui seraient monstrueux », souligne dans le 19h30 Jean-Philippe Lonfat, le chef du service valaisan de l’enseignement.
« L’enseignant, dans ses apprentissages, doit apprendre à l’élève l’organisation, l’autonomie », rappelle-t-il aussi. Le canton a donc choisi d’émettre un rappel au bon sens, avec des recommandations.
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Rentrée scolaire : attention au poids du sac à dos des enfants / 19h30 / 2 min. / hier à 19:30
Le poids du sac est un sujet qui traverse les frontières cantonales. « Il y a beaucoup de matériel à l’école. On a besoin de beaucoup de choses pour nos révisions. Quand c’est lourd, ça serre un peu (sur les épaules). C’est dérangeant », témoigne d’ailleurs un élève lors de la rentrée à Genève.
Maximum 10% du poids de l’enfant
Il existe un consensus chez les professionnels de la santé. Selon eux, un sac d’école ne devrait pas représenter plus de 10 % du poids de l’enfant. Soit, en moyenne, pour un enfant de 4 à 6 ans, pas plus de 2,5 kg, pour un enfant de 7 à 9 ans, pas plus de 3 kg, et pour un enfant de 10 à 12 ans, pas plus de 4,5 kg.
Le choix du sac et son ajustement sont aussi essentiels, selon le physiothérapeute Blaise Roux. Le sac doit ainsi être adapté à la taille de l’enfant, avec des bretelles rembourrées d’une largeur adéquate. Et surtout: l’enfant « doit porter le sac sur les deux épaules pour répartir la charge ». (lire aussi l’encadré sur le prix des cartables)
Assis toute la journée
Mais les enfants et adolescents souffrent-ils davantage du dos aujourd’hui à cause du poids de leur sac? « En consultation, on voit de plus en plus de jeunes adolescents qui viennent avec une problématique rachidienne. Pour moi, elle n’est pas vraiment liée au poids du sac à dos. Elle est plutôt liée à la position assise toute la journée et surtout cette position assise qui se continue le soir avec une grande sédentarité devant les écrans », répond Blaise Roux.
Un cartable bien préparé, un peu d’organisation, et davantage de mouvements: de quoi alléger la rentrée, sans forcément alléger les apprentissages.
>> Sacs à dos ou serviettes? Retour dans les années 60 sur notre page archives
Juliette May/Florence Vuistiner/Mathilde Farine
Adaptation web: Julie Liardet