Quatre des six groupes parlementaires soutiennent la tenue d’un débat urgent sur la canicule et la sécheresse lors de la prochaine session. Les 75 signatures requises devraient être réunies, même si le débat n’est pas encore formellement inscrit à l’ordre du jour.
La canicule et la sécheresse devraient occuper le Parlement fédéral cet automne. Les Vert’libéraux, les Vert-e-s, le Parti socialiste et Le Centre se sont accordés sur le principe d’un débat urgent lors de la session qui commence dans un mois, a appris la RTS.
Le débat n’est pas encore formellement agendé, mais quatre des six groupes parlementaires soutiennent sa tenue. Ils ne devraient donc pas rencontrer de difficulté pour réunir les 75 signatures nécessaires à son inscription au programme de la session.
Après cet été caniculaire, les quatre partis veulent obtenir rapidement des réponses du Conseil fédéral. La procédure d’urgence leur permettrait de demander des explications dès le mois prochain, sans attendre la session parlementaire d’hiver, et de replacer la question climatique en haut de l’agenda politique.
Les Vert-e-s ciblent l’action du Conseil fédéral
Les partis travaillent encore à leur stratégie et au contenu de leur interpellation. Les Vert-e-s veulent notamment demander des comptes au Conseil fédéral et au ministre de l’Environnement, l’UDC Albert Rösti, sur « l’inaction du Conseil fédéral » face à la crise climatique de cet été.
Ils entendent également l’interroger sur sa vision politique de la gestion de l’eau ainsi que sur les coupes budgétaires prévues dans la rénovation des bâtiments.
Selon les informations de la RTS, Le Centre devrait pour sa part demander des explications sur la situation des forêts et des sols, ainsi que sur les moyens engagés pour renforcer leur résilience face au changement climatique.
Le PLR pourrait soutenir le principe
L’inscription d’un débat urgent à l’ordre du jour d’une session parlementaire faite suite à une discussion entre chefs de groupe. Contacté par la RTS, le PLR Damien Cottier a indiqué qu’il pensait soutenir le principe de l’urgence. Le chef du groupe UDC Thomas Aeschi ne s’est pas encore positionné.
L’UDC devrait néanmoins profiter du débat pour interroger Albert Rösti, notamment sur l’accessibilité des alpages et le ravitaillement en eau du bétail.
L’administration fédérale, et plus particulièrement le Département de l’environnement, devrait ainsi être fortement sollicitée en septembre afin de fournir les réponses demandées dans les délais.
D’autres textes sur l’eau et la canicule
Le débat urgent viendra s’ajouter aux autres interventions déjà déposées ou en préparation. Les Vert’libéraux ont annoncé une motion réclamant une stratégie nationale sur l’eau. Ils souhaitent également demander un plan d’adaptation des bâtiments face à la canicule.
De leur côté, les Vert-e-s veulent un plan national de lutte contre la canicule axé sur les personnes âgées. En partie éclipsé au cours de cette législature, le climat devrait ainsi retrouver une place importante dans les débats de politique fédérale.
Céline Fontannaz/ther