Randonnée, cyclisme, natation, ski, jogging: la population suisse fait beaucoup de sport, de préférence en plein air. Plus de la moitié est très active, selon une étude. Moins de 20% des personnes sont inactives, ce qui place la Suisse en bonne position internationale.
Les sports préférés des Suisses restent la randonnée (pratiquée par 49% de la population), le cyclisme (34%), la natation (25%), le ski (23%) et le jogging (23%). Ils ont cependant perdu en popularité ces dernières années au profit de la musculation (20%) et du yoga (16%), selon l’étude ‘Sport Suisse 2026′ publiée mardi et qui tire un bilan des six dernières années.
Pour la première fois, les centres de fitness comptent plus de membres que les clubs sportifs: 22% des personnes de 15 ans et plus détiennent un abonnement de fitness, tandis que 19% sont actives dans un club sportif.
En conférence de presse, la directrice de l’Office fédéral du sport Sandra Felix a expliqué cette tendance par l’individualisation de la société et par la flexibilité qu’offrent les centres de fitness. « Les gens veulent faire du sport quand ils le souhaitent. »
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Etude sur le sport des Suisses : les fitness dépassent les clubs traditionnels / 19h30 / 2 min. / aujourd’hui à 19:30
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Le sport coûte cher
Alors que la tendance était à la hausse depuis des années, l’étude constate une stagnation de l’activité sportive à un niveau élevé. La part des personnes très actives (52%) tout comme celle des personnes inactives (17%) n’a quasiment pas évolué entre 2020 et 2026.
Il est impossible de dire si le boom du sport constaté ces dernières décennies touche réellement à sa fin ou s’il marque simplement une pause avant de reprendre. Le ministre des Sports Martin Pfister a refusé de parler de « crise ». Mais les chiffres montrent que les progrès ne vont pas de soi. Il faut continuer à développer l’encouragement du sport.
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L’étude relève encore que les dépenses liées au sport restent à un niveau élevé et n’ont pas augmenté entre 2020 et 2026. En moyenne, elles s’élèvent à 2100 francs par personne et par an. Le manque de ressources financières est d’ailleurs une des raisons principales de l’inactivité sportive.
« Une personne qui gagne moins n’a pas les moyens de s’acheter un abonnement de fitness ou du matériel de ski », a déclaré Martin Pfister. Plus largement, il a souligné l’impact des facteurs socioéconomiques sur l’activité sportive, tels que la formation, l’âge, le sexe ou l’origine.
>> L’interview dans Forum de Philippe Vonnard, historien des sports : Comment la randonnée s’est-elle institutionalisée en Suisse? Interview de Philippe Vonnard / Forum / 8 min. / aujourd’hui à 18:04 Inclure le maximum de personnes
Dans la stratégie d’encouragement du sport et de l’activité physique 2040, il est prévu de permettre l’accès au sport au maximum de personnes possible, aussi celles défavorisées ou en situation de handicap, a poursuivi le conseiller fédéral. La promotion auprès des enfants et des adolescents sera aussi renforcée.
L’étude permet à la politique de s’adapter en constatant où sont les besoins et quelles sont les évolutions actuelles, a encore indiqué Martin Pfister. Et d’observer que le sport existe aujourd’hui sous des formes très diverses. Si davantage de personnes s’entraînent dans des centres de fitness, la nature reste le lieu de prédilection pour faire du sport pour deux tiers de la population helvétique.
Le contact avec la nature mais aussi la santé, la forme physique et le plaisir de bouger constituent les principales motivations à faire du sport. La compétition et la recherche de performance ne sont désormais plus des priorités.
>> L’interview dans le 19h30 du médecin du sport Boris Gojanovic :
Les pratiques sportives des Suisses: le médecin du sport Boris Gojanovic / 19h30 / 3 min. / aujourd’hui à 19:30
ats/jfe