Lausanne propose des groupes de parole pour les victimes de racisme

La Ville ouvre fin août un espace de discussions confidentielles. Face à la hausse des incidents racistes, ce dispositif pilote veut soutenir les personnes touchées.

Sonia Imseng Publié aujourd’hui à 14h00 LinkedIn Lien copié Error occurred Facebook Lien copié Error occurred X Lien copié Error occurred E-mail Lien copié Error occurred Copier le lien Lien copié Error occurred Une thérapeute en veste verte tenant la main d’un patient en séance de soutien psychologique, gros plan sur leurs mains

Les personnes victimes de racisme pourront discuter de manière confidentielle dans des groupes de parole mis en place par la Ville de Lausanne (photo prétexte).

Getty Images

Offrir un soutien face au racisme. La Ville de Lausanne, par l’intermédiaire du Bureau lausannois pour les immigrés (BLI), propose des espaces de discussion confidentiels pour les personnes victimes de discrimination. Une forte demande pour de tels lieux a été relevée.

Dès le mardi 25 août, un groupe de parole mensuel et gratuit accueillera à l’Espace Riponne toute personne confrontée à des actes racistes. «Les conséquences du racisme sont nombreuses et laissent des traces profondes: isolement, sentiment que la parole est mise en doute ou encore atteinte à la santé psychique», souligne la Ville dans son communiqué.

Lutter contre le racisme

Sur le plan pratique, les séances se tiendront le mardi de 18 h à 20 h, sans inscription. Comme l’explique la conseillère municipale des Sports et de la Cohésion sociale Emilie Moeschler, le dispositif vise à garantir un lieu où «le vécu des victimes est reconnu, sans être minimisé, et à renforcer la lutte contre les incidents racistes, qui sont en augmentation».

Affiche Ville de Lausanne: ’Vous avez vécu du racisme? En parler peut vous aider’ – Groupe de parole gratuit, 1 mardi/mois, Espace Riponne.

Des groupes de parole vont être proposés aux personnes victimes de racisme à Lausanne pour les soutenir.

Ville de Lausanne

Animés par deux intervenantes de l’association ARCIIM, qui œuvre pour l’intégration des personnes migrantes, ces rendez-vous n’imposent aucun thème et laissent chacun libre de s’exprimer ou de simplement écouter. Vanessa Kangni, responsable du projet au BLI, précise qu’il ne s’agit pas de se «substituer à une thérapie ou à une consultation juridique». Les participants pourront éventuellement être orientés vers de telles ressources.

Initialement prévu pour une durée d’un an, ce dispositif complète l’offre d’accompagnement individuel déjà assurée par la permanence Info-racisme du BLI. Un bilan sera dressé à la fin de la phase pilote.

Autour du racisme

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