Les chercheurs louvanistes ont analysé ce qu’on appelle le « fragmentome »: les caractéristiques physiques et les schémas des fragments d’ADN acellulaire présents dans le sang. À partir de près de 2.000 échantillons sanguins prélevés au cours du premier trimestre, ils ont mis au point un modèle informatique capable de prédire avec une grande précision quelles femmes développeront ultérieurement des complications de grossesse, avant même l’apparition des premiers symptômes. Les résultats du modèle ont été confirmés auprès d’un groupe indépendant de patientes d’un hôpital limbourgeois.

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« Grâce à cette étude, nous savons avec certitude que le même prélèvement sanguin utilisé pour le NIPT nous permet également d’obtenir des informations importantes pour prédire les complications de la grossesse », explique le professeur Joris Vermeesch, généticien à l’UZ Leuven et à la KU Leuven. Selon lui, une évaluation précoce des risques peut conduire à un suivi supplémentaire ou à un traitement, par exemple à base d’aspirine à faible dose contre la pré-éclampsie, ou à une orientation plus rapide vers un centre spécialisé.

L’étude s’appuie sur des résultats antérieurs indiquant que les prélèvements sanguins réalisés dans le cadre du NIPT permettent également de détecter des cancers à un stade précoce chez les femmes enceintes.

Pour l’instant, cette nouvelle méthode n’est pas encore utilisée en milieu clinique. L’UZ Leuven travaille à la mise en œuvre de ce test dans la pratique hospitalière d’ici deux à trois ans. Les chercheurs le qualifient de potentiel « NIPT 2.0 ».

En Belgique, environ 10% des femmes enceintes souffrent d’une maladie auto-immune. Chez 1 à 5% d’entre elles, un suivi plus intensif et rigoureux est nécessaire.

La manière habituelle d’accoucher ne serait pas naturelle : « Des femmes se mettent dans des positions auxquelles on n’aurait jamais pensé »