Le label « station de tourisme » est un atout pour une commune et le projet de créer un circuit des peintres le long de la côte préfaillaise a bien aidé pour l’obtenir.
Mais installé en 2010, rouillé, rayé, il avait vieilli et ne jouait plus autant son rôle d’atout. Son renouvellement, soutenu par lavolonté politique de la mairie, a pu se réaliser, en mars, pour un coût de 20 000 € budgété en trois ans , explique Serge Body, responsable du projet dans l’ancienne mandature.
Des technologies modernes au service du plaisir esthétique
Et pour sa forme nouvelle, le Circuit a été repensé en profondeur. Le parcours a été prolongé vers le centre du bourg par trois panneaux le long de la descente de plage , détaille Valérie Massignon qui y a beaucoup œuvré. Certains tableaux mineurs ont été écartés au profit d’œuvres plus saillantes et des textes plus précis, enrichis de détails, ont replacé les peintures dans leur contexte historique, pour approfondir le regard du spectateur et nourrir sa curiosité. Le Circuit comporte désormais vingt-trois pupitres offrant des œuvres allant de 1862 à 2012.
Les panneaux ont bénéficié d’une nouvelle technologie plus écologique, l’inclusion par vitrification. Les œuvres sont protégées par une pellicule en résine très résistante à l’atmosphère marine et au vandalisme, et présentées sur un support solide et sobre. Par ailleurs, l’espace dévolu à l’œuvre sur le panneau a été augmenté, pour créer l’impression que l’artiste avait laissé là son chevalet quelques instants , raconte Aude Malatrat, responsable du graphisme. La typographie arrondie, discrètement colorée, s’harmonise avec les teintes du tableau et la surface mate du panneau gomme tout reflet. Enfin, grâce à l’idée soufflée par des spectateurs malvoyants frustrés de ne pouvoir jouir de l’enrichissement qu’apporte ce circuit, un support audio a été conçu, accessible par un QR code , raconte Serge Body. Les commentaires, plus développés que le texte écrit des panneaux, sont lus par des voix différentes, masculines ou féminines selon l’œuvre, voire par des voix d’enfants qui rajeunissent la relation du public aux représentations picturales ainsi proposées.