Des écoliers laissés sur le trottoir par le bus 38, les parents se mobilisent

Faute de place aux heures de pointe, des élèves de Collonge-Bellerive, Corsier ou Anières ratent souvent leur bus. Le Canton admet qu’il faut doubler la cadence, mais le financement reste à trouver.

Claude Beda Publié aujourd’hui à 12h01 LinkedIn Lien copié Error occurred Facebook Lien copié Error occurred X Lien copié Error occurred E-mail Lien copié Error occurred Copier le lien Lien copié Error occurred Des enfants montent à bord d’un bus TPG Transports publics genevois, accompagnés d’une adulte, pour se rendre au jardin botanique.

Des écoliers de quatre communes genevoises sont régulièrement laissés à l’arrêt faute de place.

Lucien Fortunati/Archives

La ligne de bus 38 est au cœur d’une mobilisation de parents d’élèves genevois, rapporte «Blick». Selon une pétition et une lettre au Grand Conseil, des écoliers de Collonge-Bellerive, Corsier, Anières et Hermance sont régulièrement laissés sur le trottoir faute de place aux heures de pointe. Le Canton confirme analyser ces réclamations.

Cette ligne reliant Sous-Moulin (Thônex) à Chens-sur-Léman en France, cadencée à la demi-heure, dessert notamment le cycle d’orientation de Bois-Caran et le collège de Candolle. Des parents rapportent avoir dû improviser des trajets en voiture.

Une mère de Collonge-Bellerive a lancé une pétition en ligne après avoir constaté l’inadéquation des horaires. Le document a recueilli environ 200 signatures. Parallèlement, Kira Andréasson, présidente de l’Association des intérêts de la commune de Corsier, a interpellé le Grand Conseil par courrier, qualifiant la situation d’«inacceptable».

Le financement des TPG reste sensible

Le Département de la santé et des mobilités (DSM) admet que la ligne de bus devrait passer à une cadence de quinze minutes aux heures de pointe. Cette évolution figure dans le plan d’action pour les lignes régionales. Toutefois, «sa mise en œuvre nécessite un financement supplémentaire», précise le département. Le DSM souligne que l’horaire doit concilier correspondances avec le Léman Express et desserte de plusieurs écoles sur 46 arrêts.

La question du financement des TPG reste sensible à Genève. Le Conseil d’État propose aux communes une participation accrue en échange d’un rôle dans la gouvernance, sans succès à ce stade. Le projet de budget 2027 sera présenté le 17 septembre.

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