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Le phénomène est jugé alarmant. Depuis 2023, et notamment les attentats du Hamas du 7 octobre, le nombre de mineurs qui se radicalisent augmente fortement en Suisse. L’extrémisme violent prend de nouvelles formes comme les «Active Clubs», qui mêlent sport de combat et nationalisme blanc. De nouveaux mouvements apparaissent entre masculinisme «incel» ou le «nihilisme violent», où la violence devient une fin en soi. Face au phénomène, Confédération, cantons et communes veulent montrer un front uni. Ce vendredi matin, une Charte contre la radicalisation a été présentée à Berne, réalisée sous la houlette du Réseau national de sécurité (RNS).

«Contre ce fléau qui divise et menace notre société, nous ne pouvons mener ce combat qu’ensemble», a insisté le conseiller fédéral Beat Jans, en charge du département de justice et police. Le socialiste bâlois a rappelé que cette radicalisation a déjà eu des issues dramatiques, comme à Morges en 2020 quand un individu habité par des motivations djihadistes a tué un homme au hasard, ou à Zurich en 2024 lorsqu’un adolescent de 15 ans a poignardé un juif orthodoxe. Mais l’islamisme radical n’est pas la seule crainte des autorités. «En 2020 s’est produit ce que les médias ont qualifié de première attaque incel en Suisse, à Amriswil: un jeune homme a délibérément renversé deux jeunes femmes en voiture, ajoute Beat Jans. Il s’était radicalisé en ligne dans sa haine des femmes.»