Le prince Laurent de Belgique, fils cadet du roi Albert II et de la reine Paola, avait révélé en septembre 2025 être le père d’un garçon né avant son mariage. Il était alors en couple avec la chanteuse et personnalité télévisuelle Iris Vandenkerckhove. Comme il l’avait laissé entendre, le prince a finalement reconnu son fils, Clément Vandenkerckhove, en janvier. Le jeune homme est ainsi devenu officiellement prince de Belgique, comme l’explique Le Soir ce mercredi.

Pour mieux comprendre la situation, il faut se référer à l’arrêté royal du 12 novembre 2015 relatif à l’octroi du titre de prince ou princesse de Belgique. « Une fois qu’il y a reconnaissance de l’enfant, on tombe dans l’application de cet article 2, qui dit que les enfants et petits-enfants d’Albert II portent le titre de prince », a expliqué Christian Behrendt, constitutionnaliste à l’université de Liège (Belgique). L’octroi se fait automatiquement et sans démarche ou approbation nécessaire.

Pas de différences entre les enfants

Même les enfants nés hors mariage obtiennent ce titre. La question a été tranchée à l’occasion de l’affaire Delphine Boël. « Les avocats d’Albert II avaient argumenté que cet article 2 de l’arrêté royal de 2015 ne s’appliquait pas à tous les enfants et petits-enfants d’Albert II, donc pas à ceux nés hors mariage, a raconté l’expert. Mais dans son jugement définitif du 1er octobre 2020, la cour d’appel a rejeté cet argument. »

Depuis février, Clément Vandenkerckhove, 26 ans, qui exerce le métier de vendeur de voitures, est donc officiellement prince de Belgique. Il est aussi le quatrième enfant du prince Laurent, aux côtés de Louis, Aymeric et Nicolas. Suite à cette reconnaissance officielle, il peut porter s’il le souhaite le titre de prince, mais également le nom « de Saxe-Cobourg ». Dans un entretien avec Nieuwsblad, le jeune homme a toutefois déclaré qu’il ne voulait pas renoncer au nom de sa mère et qu’il envisageait plutôt un double nom.

Pas de dotation

Au-delà, il est aussi héritier à part entière de son père. En revanche, en tant qu’enfant né hors mariage, il n’entre pas en considération pour une éventuelle succession royale. De même, il ne recevra pas de dotation, puisque, depuis 2013, cette dernière n’est perçue que par l’héritier ou l’héritière au trône. Enfin, il n’aura pas non plus de fonctions de représentation.