SMS d’alerte, cartographies des risques, financement de la recherche… Les assurances mettent en place une panoplie d’outils pour minimiser les dégâts et les frais qu’elles devront rembourser, alors que les risques d’orages augmentent avec les étés caniculaires.

« Alerte rouge, orage fort, venant du sud-ouest avec forte pluie, grêle et rafales. NPA 1306, ça correspond à la localité de Daillens, où j’habite »: Pierre-Alain Pannatier, retraité, explique dans le 19h30 qu’il reçoit depuis une année des SMS de son assurance Allianz pour le prévenir qu’un orage va passer au-dessus de son domicile.

« Quand je reçois de tels messages, cela me permet de prendre de l’avance sur la fermeture des fenêtres (…) et éventuellement de ranger la terrasse », décrit Pierre-Alain Pannatier.

« Réduire les risques »

Son assureur a choisi les alertes SMS, car les SMS sont largement plus consultés que les notifications. Suite à un message de ce type, 86% des personnes prennent des mesures de précaution. Une personne sur trois évite des dommages.

Un client averti par SMS pourrait-il se voir refuser un remboursement? Non, répond l’assurance. « Notre objectif, ce n’est pas de réduire les coûts, mais de réduire les risques », avance Camille Berger, responsable sinistres chez Allianz. Elle souligne qu’éviter les sinistres permet d’offrir « des primes qui vont rester abordables », ce qui est aussi « un bénéfice pour le client ».

>> Voir le sujet du 19h30 : Quand les assurances vous alertent des orages Quand les assurances vous alertent des orages / 19h30 / 2 min. / lundi à 19:30

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Augmentation des coûts assurés

Cette stratégie de réduction des risques de la part des assureurs s’inscrit dans un contexte global d’augmentation des coûts assurés.

« Dans un contexte de changement climatique, un certain nombre d’événements extrêmes deviennent de plus en plus fréquents et de plus en plus intenses. A cela s’ajoutent l’augmentation démographique et l’augmentation de la richesse, (entraînant) une augmentation des coûts assurés », explique Erwan Koch, le directeur du Centre d’expertise sur les extrêmes climatiques à l’Université de Lausanne.

« Pour limiter ces coûts assurés, une solution consiste à utiliser des systèmes d’alerte précoces qui auront une certaine efficacité si elles sont suivies de réactions de la part des assurés pour protéger leurs biens », souligne-t-il.

Aux alertes de dernière minute s’ajoutent des tentatives d’adaptation à long terme. L’assurance AXA, par exemple, finance une chaire à l’Université de Genève pour étudier l’impact du changement climatique dans les Alpes et les stratégies pour atténuer les risques naturels.

Sujet TV: Guillaume Carel

Adaptation web: Julie Liardet