Vague de démissions au sein de la fondation d’aide aux victimes

Tous les représentants suisses, français et italiens ont quitté la Fondation Beloved. Ces départs coïncident avec les premiers versements des 24 millions de francs aux familles des 41 victimes.

Claude Beda Publié aujourd’hui à 11h19 LinkedIn Lien copié Error occurred Facebook Lien copié Error occurred X Lien copié Error occurred E-mail Lien copié Error occurred Copier le lien Lien copié Error occurred Portraits des jeunes victimes et fleurs déposés à l’entrée du bar Le Constellation à Crans-Montana, six mois après l’incendie meurtrier du Nouvel An.

La fondation, présidée par Doris Leuthard, gère 24 millions de francs pour les familles des victimes.

KEYSTONE/Jean-Christophe Bott

Représentants suisses, français et italiens: tous les membres de ces délégations ont démissionné du comité de la Fondation Beloved ces dernières semaines, selon la RTS. Présidée par Doris Leuthard, cette fondation créée sous l’impulsion du Valais répartit 24 millions de francs destinés aux familles des 41 victimes du drame de Crans-Montana.

Ces départs coïncident avec les premiers versements aux familles, ce qui interroge sur le fonctionnement interne de la Fondation Beloved. Des sources proches du dossier évoquent une ambiance pesante au sein du comité.

Christian Cardon, directeur du bureau exécutif, reconnaît que les membres du conseil ont peut-être été mal choisis. Il évoque la forte pression sur ces bénévoles, confrontés à des demandes massives et à des responsabilités qu’il qualifie d’énormes.

Ces vacances de postes surviennent alors que certaines familles s’inquiètent déjà du peu de transparence entourant la gestion des 24 millions de francs, composés notamment de 10 millions de l’État du Valais, 7 millions de l’État de Vaud et 1 million de la Commune de Crans-Montana.

La Fondation Beloved veut recruter

Face à ces inquiétudes, Christian Cardon assure que des décisions de versements ont bien été prises, sans communiquer de montants précis. Ces aides cibleraient en priorité les personnes n’ayant pas encore perçu d’indemnités, notamment celles souffrant de traumatismes psychologiques sévères non pris en charge par les hôpitaux après le drame. La Fondation Beloved dit vouloir désormais profiter de ces départs pour recruter des profils mieux formés aux enjeux psychologiques propres aux familles concernées.

Sur le drame de Crans-Montana

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