Dans quelques jours, les enfants reprendront le chemin de l’école. À Laroque-d’Olmes, les élèves de Joliot-Curie retrouveront leur cour, leurs salles de classe… et une œuvre qui les accompagne depuis plus de 70 ans. Sur le pignon de l’école, le bas-relief réalisé en 1953 dans le cadre du « 1 % artistique » semble presque faire partie du décor. Pourtant, à chaque rentrée, il est aussi redécouvert par de nouveaux élèves, qui passent devant lui pour la première fois. Une transmission qui fait singulièrement écho au sujet même de l’œuvre. Attribué au sculpteur Paul Manaut et à son épouse, la sculptrice et céramiste Yvonne Gisclard-Cau, tous deux installés à Laroque-d’Olmes, le bas-relief met en scène une figure adulte accompagnant un enfant tenant un livre. Autour d’eux, le décor évoque également l’activité textile, profondément ancrée dans l’histoire industrielle du Pays d’Olmes. Une manière de rappeler que l’école s’inscrivait alors pleinement dans la vie de la commune et de son territoire. Taillée dans la pierre, avec ses formes sobres et ses volumes caractéristiques des années 1950, l’œuvre n’a pourtant rien perdu de sa pertinence. Plus de sept décennies après sa création, elle continue de regarder passer les générations d’écoliers.

Et c’est peut-être là que réside son caractère intemporel : chaque année, les anciens la retrouvent et les nouveaux la découvrent, tandis que l’école poursuit, elle aussi, sa mission essentielle de transmission. Au fil des années, les générations se succèdent devant cette scène de pierre. Son message, lui, demeure : apprendre, grandir et transmettre encore.