Avant de commencer un traitement contre le cancer, les questions sont nombreuses. Pourtant, une oncologue en recommande une en particulier qui peut permettre d’examiner d’autres possibilités de soins.
Que vous soyez un homme ou une femme et quel que soit l’organe touché par le cancer, avant de démarrer le traitement, la Dre Krushangi Patel, une oncologue interrogée par le magazine Parade, estime que les patients devraient prendre le temps de connaître toutes les options qui peuvent se présenter à eux et de commencer par comprendre l’objectif du traitement proposé. « Quel est l’objectif du traitement ? » est une première question importante, selon elle. « Savoir si le traitement vise à guérir le cancer, à le contrôler ou à soulager les symptômes vous aide à comprendre chaque recommandation qui suit », explique-t-elle.

Les effets secondaires doivent également faire partie de la discussion. « Comprendre ce qui peut se produire et savoir quand contacter l’équipe soignante permet aux patients de mieux gérer leur traitement, en toute confiance et en toute sécurité », insiste l’oncologue. Mais il y a une autre question qu’elle considère comme prioritaire : « Existe-t-il des essais cliniques que je devrais envisager avant de commencer le traitement ? »

Un essai clinique n’est pas forcément un dernier recours

L’expression peut impressionner, mais un essai clinique désigne une étude destinée à évaluer de nouvelles façons de prévenir, de diagnostiquer ou de traiter un cancer. « Certains étudient de nouveaux médicaments, tandis que d’autres examinent de nouvelles combinaisons de traitements existants ou de meilleures façons de gérer les effets secondaires. Ils constituent un moyen important d’améliorer les soins contre le cancer, tant pour les patients d’aujourd’hui que pour les générations futures » explique l’oncologue.

On considère souvent ces essais comme une solution réservée aux situations où les autrestraitements ne fonctionnent plus. Pour la Dre Patel, cette vision est inexacte : « En réalité, ils sont disponibles à de nombreux stades de soins différents, y compris pour certains patients qui débutent tout juste leur traitement ».

Comment savoir si un essai clinique peut vous concerner

Cela ne signifie pas que tous les patients peuvent participer à toutes les études. Chaque essai a ses propres critères d’admissibilité, basés sur des facteurs tels que le type de cancer, son stade, les traitements antérieurs, les modifications moléculaires et les récepteurs présents sur votre tumeur, ainsi que votre état de santé général. Il n’existe donc pas de profil unique permettant de savoir à l’avance qui peut participer à une étude.

La spécialiste conseille aux patients de ne pas s’exclure eux-mêmes. « Demandez à votre oncologue s’il existe un essai clinique qui pourrait vous convenir », conseille-t-elle. « Si la réponse est négative, vous aurez au moins la satisfaction de savoir que cette option a été envisagée. » Si une étude est proposée, il reste ensuite à comparer cette possibilité avec le traitement habituellement utilisé. « Il est important de comprendre ce que représente le traitement standard actuel, en quoi l’essai diffère et pourquoi votre médecin pense qu’il pourrait être judicieux de l’envisager », explique le Dr Patel.

Cette dernière conseille aussi de vous interroger sur ce que vous espérer retirer d’un essai clinique : une meilleure qualité de vie, unechance de survie potentiellement plus élevée ? Tous ces éléments sont importants pour déterminer si un essai clinique est une option pertinente. Sans oublier les contraintes pratiques : participer à un essai clinique peut demander des visites et des examens supplémentaires, des hospitalisations ou des déplacements vers un centre spécialisé loin de chez vous. « La meilleure décision sera celle qui correspond à vos objectifs après avoir pris connaissance de toutes les informations » conclut l’oncologue.