« La Fêlure dit ce décalage entre ce que nous sommes dans notre complexité et ce que les autres perçoivent en apparence », écrit Charlotte Casiraghi dans son essai La Fêlure (Julliard, février 2026). Fille de la princesse Caroline de Monaco et petite-fille de Grace Kelly, l’autrice connaît peut-être mieux que quiconque cette béance entre l’intime et le papier glacé. Pour son premier livre, elle a choisi d’explorer ces lignes de faille invisibles qui nous traversent et nous transforment.

C’est précisément cet ouvrage exigeant et sensible que l’association Musanostra a choisi d’honorer lors de la première soirée du festival « E Statinate », à Lumio. Venue recevoir le prix littéraire Musanostra au cœur de la Balagne, l’auteure s’est prêtée au jeu de l’entretien pour évoquer sa démarche d’écriture et son rapport intime à la littérature.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire cet essai ?

Il n’y a pas eu un évènement déclencheur en soi, ça a été un long processus. J’écris depuis toute petite, j’ai toujours adoré ça et j’avais envie de travailler depuis longtemps sur la thématique de la fêlure. Mon travail en pédopsychiatrie à la Fondation Lenval à Nice m’a beaucoup inspirée pour la forme …