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L’incarcération de Jacques Moretti pour violences conjugales menace l’enquête
Le patron de l’établissement de Crans-Montana est détenu depuis deux semaines. Cette nouvelle procédure pourrait faire diverger les versions des époux et compliquer le dossier de l’incendie.
Publié aujourd’hui à 09h42 LinkedIn Lien copié Error occurred Facebook Lien copié Error occurred X Lien copié Error occurred E-mail Lien copié Error occurred Copier le lien Lien copié Error occurred
Jacques Moretti est détenu depuis deux semaines pour soupçons de violences conjugales. Cette arrestation pourrait faire diverger les témoignages des époux Moretti sur l’incendie.
KEYSTONE/Jean-Christophe Bott
L’incarcération de Jacques Moretti pour des soupçons de violences conjugales pourrait rejaillir sur l’enquête relative à l’incendie du Constellation à Crans-Montana, selon des informations recoupées par la RTS. Le patron de l’établissement est détenu depuis environ deux semaines.
Les faits, survenus entre le 11 et le 12 août, ont conduit à l’hospitalisation de son épouse Jessica, dont l’état actuel n’est pas connu. Un communiqué des avocats des époux indique que cette affaire relève d’une procédure distincte, liée à «la vie intime du couple».
Au-delà de la procédure pour violences conjugales elle-même, ce rebondissement judiciaire pourrait produire plusieurs effets sur le dossier de l’incendie du bar. Premièrement, les versions jusqu’ici concordantes livrées par les époux Moretti aux enquêtrices pourraient diverger: selon des proches du dossier, chacun pourrait «charger» l’autre lors des confrontations prévues en novembre et décembre.
La procureure ne communique pas sur les violences conjugales
Deuxièmement, le risque de fuite de Jacques Moretti, déjà invoqué lors d’une précédente détention en début d’année, pourrait être jugé plus important par les procureures: absence d’activité professionnelle, comptes bancaires bloqués et couple en crise pourraient être retenus.
Troisième conséquence évoquée: l’image de Jacques Moretti dans l’opinion publique, alors que ses avocats dénonçaient jusqu’ici un acharnement à l’encontre de leur client. Sollicitée par Keystone-ATS, la procureure générale valaisanne Beatrice Pilloud a rappelé que le Ministère public ne communique pas sur les affaires de violences conjugales.
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