Les participants étaient équipés d’un petit appareil capable d’enregistrer régulièrement les sons de leur environnement et leurs conversations tout au long de la journée. Cette méthode a permis aux chercheurs d’avoir une estimation assez précise du nombre de mots prononcés quotidiennement en moyenne.
Le small talk est-il devenu une nouvelle forme d’anxiété ? « Ce n’est pas nécessaire à mes yeux »Près de 3 500 mots de moins en quatorze ans
Les chiffres montrent une évolution particulièrement marquée. En 2005, une personne prononçait en moyenne environ 16 000 mots par jour. Quatorze ans plus tard, en 2019, cette moyenne n’était plus que de 12 792 mots. Une diminution de près de 28 %.
La baisse serait encore plus importante chez les jeunes adultes. Selon les données analysées, les personnes de moins de 25 ans ont prononcé en moyenne 451 mots de moins chaque année au cours de la période étudiée.
Voici à partir de combien de temps l’exposition aux écrans impacte le vocabulaire de l’enfantEncore la faute aux écrans ?
Les chercheurs avancent principalement une hypothèse pour expliquer cette diminution : la transformation de nos habitudes de communication avec l’arrivée des nouvelles technologies.
Entre 2005 et 2019, les smartphones et les réseaux sociaux se sont largement imposés dans le quotidien. Une part de plus en plus importante de nos discussions et interactions peut désormais se faire par écrit, sans qu’il soit obligatoire de parler.
Mais les chercheurs restent prudents. L’essor des technologies constitue une piste importante, mais il n’en est pas l’unique cause. D’autres facteurs pourraient également intervenir. De nouvelles recherches seront donc nécessaires pour comprendre précisément pourquoi nos conversations orales semblent progressivement perdre du terrain.