13h55

L’Iran a balayé lundi la menace américaine d’un «D-Day économique» visant à l’asphyxier, y voyant un «aveu de défaite» des Etats-Unis, qui doivent détailler dans la journée cette campagne, près de six mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

Un ouvrier casqué travaille dans l’usine Iran Alloy Steel Company (IASCO) à Yazd, en Iran, avec des gerbes d’étincelles de métal en fusion.

Après des mois de guerre sur le front militaire, Washington veut cibler l’économie iranienne.

AFP/Atta KENARE

Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a annoncé pour lundi, dans une tribune publiée dans le Financial Times, un «D-Day économique» – en référence au Débarquement allié de 1944 en France – visant à couper les dernières «lignes de survie» de l’Iran.

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Il a également affirmé sur X que les États-Unis avaient «démantelé les capacités militaires de l’Iran, détruit près de 100% de ses usines militaires et mis fin à son programme nucléaire».

«Votre discours ne tient pas la route»

«Votre discours ne tient pas la route», a rétorqué Kazem Gharibabadi, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, demandant pourquoi, si Washington avait atteint de tels objectifs, il serait nécessaire de procéder «à +la plus grande invasion financière de l’histoire+ et de mobiliser +toutes les institutions et tous les pouvoirs+ des États-Unis». «S’agit-il d’une victoire ou d’un aveu de défaite de la part des États-Unis?», a-t-il feint s’interroger.

M. Bessent doit détailler dans la journée, les mesures envisagées par les Etats-Unis, alors que les efforts diplomatiques pour régler le conflit régional, déclenché le 28 février par une offensive israélo-américaine contre Téhéran, sont dans l’impasse.

Washington a averti que «tout pays qui maintiendrait un lien avec Téhéran précipiterait sa propre économie vers les oubliettes». Symétriquement, l’Iran a menacé de représailles tout pays qui se joindrait aux sanctions américaines, qu’il qualifie de «terrorisme économique».