La femme qui s’est noyée la semaine dernière dans le lac de Lugano est bien celle qui avait rendu publics les enregistrements audio qui ont conduit à la démission du conseiller d’Etat Claudio Zali, a confirmé lundi l’avocate de la défunte.
Le quotidien tessinois La Regione avait été le premier à rapporter, mardi dernier, le décès de cette femme de 52 ans. Elle s’est noyée dans le lac de Lugano, près de Melide (TI), dans une zone très fréquentée.
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Avant sa noyade à Melide, cette femme avait été agressée et frappée par un inconnu après la publication des fichiers audio concernant le conseiller d’Etat démissionnaire Zali, a indiqué son avocate. Elle avait été soignée aux urgences d’un hôpital et a été en contact à plusieurs reprises avec le Ministère public depuis. Sa cliente avait également porté plainte contre inconnu.
Malaise pendant la baignade?
La semaine dernière, les médias tessinois avaient émis l’hypothèse d’un éventuel suicide de la quinquagénaire. Interrogée par l’ATS, l’avocate a toutefois réfuté cette hypothèse. Selon elle, sa cliente était en train de se remettre des événements survenus après la publication de l’enregistrement audio et avait des projets d’avenir. La fille de la défunte le lui a d’ailleurs confirmé. L’avocate penche plutôt pour un malaise survenu pendant la baignade.
L’enregistrement audio publié mi-juillet sur un profil Instagram anonyme reproduisait une conversation privée ayant eu lieu il y a quelques années entre Claudio Zali et une de ses amies. Dans cet enregistrement, cette dernière lui demandait conseil pour se débarrasser d’une harceleuse. « Tabasse-la comme je l’ai déjà fait moi-même », lui avait répondu le ministre, qui a démissionné fin juillet.
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Autre enquête lancée
Claudio Zali, ancien juge du Tribunal pénal de Lugano, fait par ailleurs l’objet d’une enquête ouverte par le Ministère public tessinois pour son intervention, jugée inopportune, dans le cas d’un mineur de 14 ans, fils d’une amie, incarcéré à la prison luganaise de la Farera. L’adolescent avait été arrêté pour avoir participé à une action punitive violente contre un autre jeune.
L’ancien conseiller d’Etat était à la tête du département de la justice et serait intervenu pour obtenir un autre placement pour le garçon. Il est soupçonné d’avoir enfreint le principe de la séparation des pouvoirs.
Le Ministère public tessinois a ouvert une enquête pénale, a déclaré à la police cantonale tessinoise. Toutes les vérifications nécessaires sont en cours afin de faire la lumière sur le déroulement et les circonstances de l’incident.
ats/vic