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Un ancien EMS de Renens transformé en refuge pour 24 ménages sans toit
L’ancien EMS L’Oriel accueillera des personnes en difficulté de logement pour deux ans. Les expulsions ont bondi de 110% en cinq ans dans la région.
Publié aujourd’hui à 15h52 LinkedIn Lien copié Error occurred Facebook Lien copié Error occurred X Lien copié Error occurred E-mail Lien copié Error occurred Copier le lien Lien copié Error occurred
L’ancien EMS L’Oriel à Renens accueillera 24 ménages en difficulté dès ces prochains jours.
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À Renens, l’ancien Établissement médico-social (EMS) L’Oriel s’apprête à accueillir 24 personnes ou ménages confrontés à d’importantes difficultés de logement. Ce dispositif d’hébergement temporaire commencera dès ce mois d’août encore, pour une durée de deux ans, selon un communiqué de presse de l’Association régionale pour l’action sociale dans l’Ouest lausannois (ARASOL) et de la Fondation de l’Orme.
Devenue récemment propriétaire du bâtiment avec le soutien financier de l’État de Vaud, par la Direction générale de la cohésion sociale, la Fondation de l’Orme prévoit d’y développer à terme un établissement psychosocial médicalisé (EPSM). Dans l’attente du démarrage des travaux, estimée à près de deux ans, la fondation a choisi de mettre le bâtiment à disposition plutôt que de le laisser vacant.
Les procédures d’expulsion ont explosé
Le projet répond à une situation qualifiée de préoccupante dans l’Ouest lausannois. Entre 2020 et 2025, les procédures d’expulsion y ont augmenté de 110%. En 2025, 48 expulsions forcées ont été programmées sur le territoire de l’ARASOL, dont 24 ont effectivement abouti à une perte de logement.
Le taux de vacance de logements atteint 0,47% dans l’Ouest lausannois, contre 0,89% pour l’ensemble du canton de Vaud. Au premier semestre 2025, 55 bénéficiaires du revenu d’insertion suivis par l’ARASOL ont dû être hébergés à l’hôtel, faute de solutions adaptées.
Les personnes qui bénéficieront de ces logements sont pour la plupart salariées et financièrement autonomes, sans problème d’addiction. Leur revenu dépasserait les seuils donnant accès à certaines aides sociales, sans pour autant leur permettre de répondre aux exigences du marché locatif actuel.
Des logements à un loyer moyen de 680 francs
Les chambres seront proposées à un loyer moyen de 680 francs par mois, charges non comprises. Le bâtiment sera organisé par étages: un étage pour les familles, un pour les femmes, deux pour les hommes et un étage réservé aux travailleurs sociaux chargés de l’accompagnement.
«Aujourd’hui, des personnes qui travaillent et sont autonomes financièrement n’arrivent plus à se loger, commente Christophe Milardi, directeur de l’ARASOL, cité dans le communiqué. Certaines doivent recourir à l’hôtel, d’autres vivent temporairement dans leur véhicule.»
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