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En échec militaire, l’administration Trump cherche (à nouveau) à faire plier Téhéran sur le front économique. Ce lundi, le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a annoncé lors d’une longue conférence de presse la création de l’opération «Economic Outcast» (paria économique). But de la manœuvre, présentée comme un «D-Day (le jour du débarquement) économique»: instaurer une série de nouvelles sanctions contre l’Iran, sur cinq domaines «vitaux»: «les actifs numériques, la technologie, l’or, l’aviation et le transport maritime», dixit Scott Bessent. L’administration américaine a également prévenu qu’elle «accélérerait» les poursuites contre les partenaires de l’Iran.
L’objectif, a souligné le haut fonctionnaire américain, est de «couper toutes les sources de revenus qui soutiennent ce régime tyrannique jusqu’à ce que Téhéran se retrouve isolé». Or, Scott Bessent n’ignore pas que le principal acheteur de pétrole iranien est actuellement la Chine. Interrogé sur d’éventuelles sanctions à l’encontre des organismes financiers dirigés par Pékin, le secrétaire à l’économie a cependant botté en touche. «Personne n’échappe à la portée des sanctions américaines», a-t-il souligné.