Cinq prévenus jugés après l’accident d’une patineuse russe

Le mari d’une patineuse grièvement blessée lors d’une répétition se retrouve devant la justice vaudoise avec quatre autres personnes.

Mis à jour il y a 13 heures LinkedIn Lien copié Error occurred Facebook Lien copié Error occurred X Lien copié Error occurred E-mail Lien copié Error occurred Copier le lien Lien copié Error occurred La patineuse russe Olga Sevastianova en robe d’hôpital, portant un cache-œil, assise sur un lit médicalisé dans une chambre d’hôpital.

La mauvaise installation d’un treuil est à l’origine de l’accident de la patineuse Olga Sevastianova.

24 heures/ Florian Cella

L’accident avait failli coûter la vie à une patineuse russe lors d’une répétition à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) de Lausanne en janvier 2020. Le procès, qui doit évaluer d’éventuelles responsabilités, s’est ouvert lundi.

L’acrobate patineuse, Olga Sevastianova, suspendue à un cerceau, était tombée d’environ 4 mètres sur la glace de la Vaudoise aréna. L’enquête a permis de déterminer la cause technique de sa chute, à savoir la mauvaise installation du treuil qui la hissait dans les airs, mais pas d’éventuelles responsabilités humaines.

Il revient au Tribunal de police de Lausanne de juger cinq prévenus qui pourraient avoir fait preuve de négligence: le mari de la victime et quatre responsables d’une entreprise alémanique d’événementiel. Tous doivent répondre de lésions corporelles graves par négligence.

Le mari a fait «confiance»

Lundi matin, c’est le mari qui a été entendu par la présidente du Tribunal. Se décrivant comme un simple «assistant», chargé uniquement de hisser ou redescendre son épouse durant ses spectacles, il a indiqué ne pas s’impliquer dans les questions techniques.

Il a certes participé au montage du treuil à la Vaudoise aréna mais, selon ses dires, en ne faisant qu’obéir aux instructions des techniciens alémaniques. «Ce sont des professionnels, je leur ai fait confiance», a-t-il relevé lors de son audition traduite du russe.

Ce treuil avait été fixé au plafond de la patinoire, alors que le plan de montage prévoyait uniquement une fixation au sol. De plus, les deux poulies qui devaient assurer un enroulement correct du câble sur le tambour n’avaient pas été posées.

Le mari a raconté que cette machine, achetée par son épouse, avait été utilisée pour environ 200 spectacles en Allemagne, sans le moindre problème, mais toujours avec une installation au sol.

Graves blessures

Les techniciens lui auraient toutefois expliqué que cela n’était pas possible à la Vaudoise aréna, car le treuil aurait dû se trouver dans une zone VIP. Il a dit avoir été «étonné» par cette décision mais, là aussi, répété qu’il avait fait «confiance».

Les employés de l’entreprise alémanique doivent donner leur version des faits lundi après-midi.

À quelques jours des Jeux de la jeunesse, les premières répétitions pour ce spectacle s’étaient déroulées sans accroc. Mais le 7 janvier 2020, l’avant-veille de la cérémonie d’ouverture, le mauvais enroulement du câble en acier, couplé aux acrobaties de la patineuse, avait provoqué des à-coups. La sportive avait été déséquilibrée et avait chuté.

La Russe a souffert de multiples traumatismes, notamment à une main et au visage, et son pronostic vital avait été engagé. Si elle a pu être sauvée, la patineuse, aujourd’hui âgée de 42 ans, n’a pas pu reprendre son activité professionnelle.

L’accident d’une patineuse devant la justice

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