Une centaine d’employés de Skyguide se sont mobilisés lundi devant le siège de l’entreprise à Genève pour protester contre un projet de licenciement collectif. Les syndicats ont annoncé que d’autres actions pourraient suivre si l’entreprise ne fait pas marche arrière.
« Un coup de semonce! »: voilà comment les employés du contrôleur aérien suisse Skyguide ont décrit ce premier rassemblement. Vêtus de gilets jaunes, postés devant l’entrée du bâtiment, ils brandissaient une banderole sur laquelle on pouvait lire: « Personnel en colère! »
Employés et syndicats ont répété qu’ils n’accepteront aucun licenciement dans le cadre du programme de restructuration de l’entreprise et ont demandé des garanties. Selon eux, elle dispose d’autres solutions, moins brutales, pour faire des économies telles que des départs naturels, les retraites naturelles et anticipées. « On peut économiser jusqu’à plus de 400 postes, donc pratiquement le double de ce que l’entreprise visait », indique Yves Mugny, secrétaire du Syndicat indépendant du trafic aérien.
D’autres actions pourraient suivre, a-t-il également annoncé. « Aujourd’hui, c’est une alerte: c’est le personnel qui dit à l’entreprise ‘Nous vous avons dit que nous n’accepterons pas les licenciements’. Donc, si l’entreprise passe cette ligne rouge, comme elle a annoncé qu’elle souhaitait le faire à partir de la première quinzaine de septembre, nous aurons évidemment des actions qui seront probablement plus musclées. »
Pression économique et recettes incertaines
Skyguide avait annoncé au printemps vouloir licencier jusqu’à 220 personnes dans l’administration et les services techniques, d’ici à 2027, touchant le site de Genève notamment. Finalement, après consultation, le nombre de licenciements avait été réduit de moitié au début de l’été. L’entreprise explique faire face à une pression économique croissante et des recettes incertaines.
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Contactée, la société de contrôle aérien indique ne pas pouvoir renoncer totalement aux licenciements. Même s’ils seront nettement moins nombreux que prévu, affirme l’entreprise, dans l’attente de pouvoir communiquer un chiffre officiel. Une première phase de licenciements aura déjà lieu au mois de septembre.
Guillaume Martinez/juma