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Officiellement, le Forum économique mondial (WEF) est dirigé par Larry Fink, fondateur de BlackRock, et André Hoffmann, vice-président de Roche. C’est surtout l’Américain qui s’est fait remarquer en janvier, en endossant le rôle de nouveau «roi de Davos». Pourtant, la semaine dernière, lors de la réunion du conseil de fondation à Cologny (GE), cette impression ne s’est guère confirmée. Lorsque la question de la succession à la tête du WEF a été abordée, les deux coprésidents ont été relégués au rôle de figurants.
Selon des sources proches du dossier, c’est Tharman Shanmugaratnam, président de Singapour, qui a pris les choses en main. L’homme aux cheveux clairsemés et aux lunettes reconnaissables a lui-même mis la question de la succession sur la table, alors qu’elle ne figurait pas à l’ordre du jour. Manifestement assuré du soutien d’une large partie du conseil, Tharman Shanmugaratnam a déclaré que la succession devait être réglée en interne, autrement dit au sein du conseil.