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Il vient de rentrer de Varèse, ville de Lombardie. Long voyage de 300 km en voiture qu’il effectue le week-end depuis Lausanne, où il vit. Il est licencié dans ce club qui évolue en première ligue italienne, s’y rend pour les compétitions mais aussi les entraînements. Sitôt de retour chez lui, il repart le lendemain pour Berne. Un autre entraînement au sein de l’une des meilleures équipes suisses. Nelson Braillard possède une double licence. C’est autorisé.
Les clubs se réjouissent de l’avoir dans leurs rangs: le trentenaire a été sacré le 31 mai dernier champion du monde de Powerchair Hockey au sein de l’équipe nationale suisse dont il est le capitaine. Powerchair Hockey? Le grand public ignore à peu près tout de ce sport mixte pratiqué par ceux que l’on nomme les PSH (personnes en situation de handicap). C’est une sorte de hockey en fauteuil électrique. Les compétiteurs tiennent leur crosse d’une main, dirigent leur fauteuil de l’autre. Contrairement au hockey classique, pas de rondelle, mais une balle. Pas de glace mais un parquet. Cinq joueurs par équipe, le terrain est long de 28 mètres pour 16 mètres de large, le but a une hauteur de 20 centimètres pour 2,20 m de large. Les rencontres sont divisées en trois quart-temps. Les meilleures équipes sont européennes: Pays-Bas, Italie, Allemagne, Finlande, Espagne, Belgique, Suisse. Le Canada et l’Australie possèdent également un championnat.