PlayStation India serait en train de mettre sur liste noire certains médias en raison de leur couverture de la décision de Sony de renoncer aux disques de jeux physiques. Selon Rishi Alwani, analyste chevronné du secteur chez High Chaos Run, plusieurs publications ayant rendu compte de cette évolution se sont depuis vu refuser l’accès aux jeux PlayStation. Celles qui avaient cité les précédents articles de M. Alwani, selon lesquels les éditeurs et les partenaires commerciaux n’avaient pas été informés de l’abandon par Sony des supports physiques, ont été parmi les premières à être visées.

Cette liste noire non officielle a été révélée lorsque les médias concernés ont demandé à obtenir un accès aux versions de test ou d’avant-première pour des titres très attendus tels que *Marvel Tokon : Fighting Souls*, *Marvel’s Wolverine* et *Phantom Blade Zero*. L’équipe marketing de PlayStation India aurait cité High Chaos Run nommément et déclaré que ses articles présentaient l’entreprise sous un « mauvais jour » et avaient été publiés dans le seul but d’attirer des « vues », et aurait apparemment refusé à ces médias l’accès aux ressources médiatiques.

Certains membres de la presse indienne auraient subi une réaction encore plus sévère. PlayStation India aurait donné pour instruction à son agence de relations publiques de bloquer certains journalistes sur WhatsApp, une mesure particulièrement sévère étant donné qu’il s’agit du principal moyen de communication entre les journalistes et les agences en Inde. Les e-mails sont toujours utilisés, mais WhatsApp s’avère souvent plus pratique en raison de son utilisation très répandue parmi la population indienne en général.

Bien sûr, Sony n’est pas tenue de fournir des codes d’évaluation ou du matériel à quelque média que ce soit, mais le fait de les mettre sur liste noire en raison de leurs articles crée un précédent inquiétant quant à la manière dont l’entreprise gère les critiques. Restreindre l’accès en raison d’une couverture critique oblige de fait les publications à choisir entre rendre compte d’événements défavorables et conserver l’accès aux jeux nécessaires aux tests et autres reportages. M. Alwani affirme que les créateurs de contenu indiens ont été menacés d’un traitement similaire il y a un an après avoir couvert des fuites largement relayées concernant la PS6, et que ces menaces n’ont cessé qu’après l’intervention de partenaires externes.