« Dans le contexte légal actuel, les chances d’obtenir gain de cause sont minces. Ce parc éolien reste néanmoins problématique pour la biodiversité et le paysage, et il incombe désormais aux autorités de tout mettre en œuvre afin que la nature soit prise en considération dans le cadre du développement futur », écrivent BirdLife Suisse, la Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage, Helvetia Nostra et Pro Natura Vaud dans un communiqué commun. Les quatre ONG renoncent à faire appel au Tribunal fédéral pour interdir la construction du parc éolien de la Grandsonnaz, dans le canton de Vaud, proche du Val-de-Travers.
« Les ONG concentreront donc désormais leurs efforts sur la mise en oeuvre rigoureuse des mesures de protection et de compensation prévues. Il est désormais crucial que les ONG soient pleinement associées au suivi environnemental du projet », écrivent-elles.
Par arrêt du 25 juin 2026, le Tribunal cantonal a rejeté le recours des organisations de protection de la nature et du paysage contre le parc éolien de la Grandsonnaz. « Si le Tribunal reconnaît les atteintes du projet à la faune, à la forêt et au paysage, il considère qu’elles sont admissibles compte tenu de l’intérêt national spécial accordé à la production d’énergie renouvelable et des mesures de protection et de compensation prévues », rappellent les quatre ONG.
Initié en 2007, le parc de la Grandsonnaz est porté par la société ennova, un bureau d’ingénieurs spécialisé dans l’éolien et filiale des Services industriels de Genève (SIG). Avec ses quinze éoliennes sur le territoire des communes de Bullet, Fiez, Fontaines-sur-Grandson et Mauborget, qui atteindront 150 mètres de haut au sommet des pales, le parc doit produire entre 85 à 95 GWh par année. De quoi assurer l’approvisionnement électrique de 24’000 ménages vaudois. Sa production électrique représentera par ailleurs 15% de l’objectif éolien du Plan climat cantonal. /ats