L’utilisation des réseaux sociaux chez les moins de 16 ans en Australie est remontée après son interdiction fin 2025 à cette catégorie de population, selon les données d’une application de contrôle parental diffusées mercredi.
Le trafic de ce public avait chuté à l’entrée en vigueur le 10 décembre de cette législation pionnière, qui a déclenché des initiatives similaires en France, au Royaume-Uni et ailleurs .Mais il est depuis remonté, parfois à un niveau supérieur à avant l’interdiction, selon les données de l’application de contrôle parental Qustodio.
Par exemple, 11,36% des 10-12 ans utilisaient TikTok en juillet 2026, soit plus qu’en novembre 2025 (10,73%), et tout juste moins qu’en décembre 2025 (11,42%) .Chez les 13-15 ans, 25,96% sont toujours présents sur l’application de vidéos courtes, environ 1% de moins que juste avant le blocage. La tendance est aussi à l’augmentation sur Snapchat et Instagram.
Des moyens de contourner l’interdiction
« Ils pourraient accéder à ces plateformes via des VPN, ou falsifier leur âge », a expliqué Yasmin London, experte de la sécurité en ligne chez Qustodio, dans un communiqué.
Mais les restrictions pourraient aussi tout simplement « ne pas fonctionner », a-t-elle prévenu.
Les chiffres de son entreprise ont également montré un report important des moins de 16 ans vers WhatsApp, messagerie non concernée par la loi.
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Qustodio s’est reposé sur une analyse de données mensuelles anonymisées renseignant l’utilisation des réseaux sociaux – plus de cinq minutes consécutives sur un mois donné – parmi cette catégorie de population pour produire ses statistiques.
Selon les autorités, cette interdiction vise à protéger les enfants du harcèlement en ligne et des « algorithmes prédateurs ».
En juin, une équipe de chercheurs basée en Australie a toutefois publié une étude qui n’apporte que peu de preuves soutenant l’efficacité de cette mesure, largement décriée par le secteur de la tech.
afp/bero