«La première année était horrible»: la difficile adaptation d’un couple américain à Genève

Emily et Robert vivent en Suisse depuis treize ans. Mais leur installation n’a pas été des plus simples. Désormais heureux chez nous, le couple est encore frappé par les différences culturelles.

Corentin Chauvel Publié aujourd’hui à 18h06 LinkedIn Lien copié Error occurred Facebook Lien copié Error occurred X Lien copié Error occurred E-mail Lien copié Error occurred Copier le lien Lien copié Error occurred Deux personnes au bord du port Wilson à Genève par forte chaleur, avec le Jet d’eau et le panorama de la ville en arrière-plan.

Genève, terre d’accueil.

LAURENT GUIRAUD/TAMEDIA

La Suisse, un pays accueillant? Pas toujours au début. En tout cas, c’est ce que témoignent auprès de CNN Emily et Robert, un couple américain originaire du Connecticut. Ils vivent désormais heureux à Therwil (Bâle-Campagne), après plus de dix ans à Genève.

«La première année était horrible», raconte Emily, mais elle est d’abord arrivée seule au bord du Léman. Robert l’a rejoint un an plus tard, pas plus convaincu que son épouse: il détestait leur vie en Suisse. «Les cultures suisse et américaine sont clairement différentes», tranche-t-il. La raison principale? Les locaux sont trop fermés: «Il faut être proactif pour rencontrer des gens et apprendre les choses. Il n’y a pas de comité d’accueil.» Aujourd’hui encore, «la gentillesse et la chaleur des Américains» leur manque.

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C’est en rejoignant une église locale et via leurs loisirs – la course à pied pour elle, le stand up pour lui – que le couple a enfin pu s’épanouir dans notre pays, relate CNN. «Le moyen le plus rapide pour rencontrer de vrais Suisses et de nouer des amitiés est de s’impliquer.»

Une meilleure qualité de vie en Suisse qu’aux États-Unis

Emily et Robert ont alors pu, petit à petit, construire la vie qu’ils aiment aujourd’hui, avec leurs cinq enfants – de 10 mois à 11 ans – tous nés en Suisse. Une progéniture qui leur a permis de découvrir et apprécier pleinement le système éducatif suisse, selon le média américain. Et un pays sûr pour leurs bambins: «Nous n’avons jamais eu aucun incident avec eux, je ne suis pas certaine que l’on aurait pu dire la même chose en vivant aux États-Unis», assure Emily, qui estime que leur qualité de vie sera toujours nettement meilleure en Suisse.

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Mais il reste des manies locales auxquelles ils n’ont toujours pas réussi à s’habituer. D’abord, le manque de communication. «Quand les Suisses ont un problème avec vous, ils vous écrivent une lettre. Ce n’est qu’après qu’ils viendront frapper à votre porte pour vous parler directement», explique Robert. Puis l’ordre. «Les Suisses prennent leurs règles très au sérieux», enchaîne Emily, qui a découvert qu’elle ne pouvait pas laver son linge le dimanche. Bienvenue!

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