Ancien chirurgien cardiaque aux États-Unis, Steven Gundry a drastiquement réduit la viande dans son assiette. Il s’appuie désormais sur 6 aliments protéinés surprenants pour ménager son cœur.
Chirurgien cardiaque pendant des décennies aux États‑Unis, Steven Gundry dit aujourd’hui manger très peu de viande. Pour couvrir ses besoins en protéines sans viande, il mise sur une poignée d’aliments précis, qu’il juge plus doux pour le cœur que la viande rouge. Alors que beaucoup de Français tentent de réduire la viande sans sacrifier leurs muscles, son assiette intrigue.
Son approche rejoint la grande déclaration publiée en 2021 par l’American Heart Association dans la revue Circulation : le type de protéines compte au moins autant que la quantité, avec un avantage clair pour les sources végétales, le poisson et les aliments peu transformés. Reste une question très concrète à table : quels produits choisir au quotidien pour avoir assez de protéines sans s’appuyer sur la viande ?
Les 6 aliments riches en protéines que le chirurgien met au menu
Dans un entretien rendu public le 11 septembre 2025, Steven Gundry a listé ses 6 sources de protéines sans viande préférées. Il les utilise pour composer salades, plats chauds ou collations, en cherchant à apporter suffisamment de protéines et de fibres tout en limitant les graisses saturées et les produits animaux très transformés.
Lentilles : base végétale abordable, en salades, dahls ou soupes, facile à cuisiner en grande quantité.
Graines ou protéine de chanvre : à parsemer sur smoothies, yaourts ou mueslis pour ajouter protéines et acides gras insaturés.
Noix de barù : oléagineux sud‑américain riche en protéines ; on peut l’imiter avec noix ou amandes.
Spiruline : micro‑algue concentrée en protéines, en poudre ou comprimés ; à utiliser en petites quantités avec un produit bien contrôlé.
Graines de lin : intéressantes pour protéines et oméga‑3 végétaux ; le chirurgien conseille de les consommer moulues.
Sorgho : céréale proche du millet ; se cuit comme du riz pour salades tièdes ou bowls.
Ces aliments se trouvent aujourd’hui en grande surface ou en magasin bio. Les associer, par exemple lentilles plus sorgho sur la journée, aide à couvrir l’ensemble des acides aminés essentiels recherchés avec les protéines végétales.
Protéines sans viande et santé du cœur : la bonne dose
Les cardiologues rappellent que viser toujours plus de protéines n’est pas une garantie de meilleure santé. L’Observatoire de la prévention de l’Institut de Cardiologie de Montréal estime qu’un apport d’environ 0,8 à 1,0 g/kg/j de protéines par kilo de poids corporel et par jour, soit autour de 10 à 15 % des calories, couvre les besoins de la plupart des adultes.
Les chercheurs de cet observatoire soulignent qu’au‑delà, certains régimes peuvent faire monter les protéines au‑delà de 20 % des calories, avec un risque cardiovasculaire possiblement plus élevé, surtout quand elles viennent surtout de viandes riches en leucine et activent fortement la voie métabolique mTOR. D’où l’intérêt de privilégier des protéines sans viande issues de légumineuses, noix, graines et céréales complètes, comme le recommande aussi cette société savante.
Réduire la viande, pas forcément la supprimer : les autres options
Tous les experts ne plaident pas pour un abandon total des produits animaux. Pour le chirurgien cardiaque Shyam Kolvekar, au Royaume‑Uni, les meilleures sources animales restent le poisson, y compris les poissons gras riches en oméga‑3, et la volaille sans peau, complétées par le tofu et les légumineuses.
En pratique, un repère simple au supermarché consiste à remplir le chariot avec des aliments bruts : fruits, légumes, céréales complètes, légumineuses nature, noix, graines, poissons frais ou surgelés. Sur cette base, il devient facile de préparer des repas riches en protéines sans viande ou avec de petites portions de viande maigre, en laissant moins de place aux plats ultra‑transformés salés et gras.