Un essai clinique publié dans Cell Metabolism met en lumière les avantages du régime cétogène par rapport au régime méditerranéen chez les adultes obèses. Découvrez comment cette étude pourrait transformer les approches diététiques pour la santé métabolique.
Le régime cétogène, le régime méditerranéen ou encore le régime pauvre en graisses : lequel est le plus efficace pour améliorer la santé métabolique ? Alors que ces approches sont souvent comparées pour leurs effets sur le poids, la glycémie ou encore la santé du foie, il reste difficile de déterminer laquelle offre les meilleurs bénéfices. Une nouvelle étude,00293-7) publiée le 27 août 2026 dans Cell Metabolism, apporte de nouveaux éléments de réponse en comparant directement ces trois stratégies alimentaires chez des adultes à risque métabolique.
Un essai clinique inédit sur le régime cétogène
L’étude de régime cétogène essai clinique stéatose hépatique prédiabète a inclus 42 adultes présentant obésité, prédiabète et graisse en excès dans le foie, répartis en trois groupes. Un premier groupe a suivi un régime cétogène avec seulement 4 % des calories issues des glucides et 73 % des lipides ; le deuxième un régime méditerranéen (50 % de glucides, 35 % de graisses) ; le troisième un régime à base de plantes très pauvre en graisses (70 % de glucides, 15 % de lipides). Les chercheurs ont visé une perte de 10 % du poids sur 4 à 5 mois pour tous. La stéatose hépatique, le prédiabète et la sensibilité à l’insuline ont été évalués avant et après l’intervention.
Pourquoi le régime cétogène obtient les meilleurs résultats ?
Les trois régimes ont entraîné une baisse significative de la masse grasse et une amélioration de la sensibilité à l’insuline. Le foie, en revanche, a réagi de manière plus spectaculaire dans le groupe cétogène, avec une réduction moyenne de la stéatose hépatique de 67 %, contre 45 % dans les groupes méditerranéen et à base de plantes. Les mesures métaboliques sur 24 heures montrent aussi une plus forte hausse du glucagon, hormone qui favorise la libération des graisses stockées dans le foie, et une chute plus marquée de l’insulinémie. Sur le plan clinique, environ 50 % des personnes sous régime cétogène ne remplissaient plus les critères du prédiabète, contre 29 % avec le régime méditerranéen et 7 % avec le régime très pauvre en graisses.
Des bénéfices prometteurs, à encadrer médicalement
Pour Max Petersen, premier auteur, un point a surpris l’équipe : « Le résultat le plus surprenant a été que les participants du groupe suivant un régime cétogène n’ont pas connu d’augmentation de leur taux de lipides sanguins ou de cholestérol, malgré une consommation importante de graisses ». Il rappelle aussi que les agonistes du GLP-1 ont déjà transformé la prise en charge de l’obésité, en offrant une perte de poids importante grâce aux médicaments. L’essai suggère que la composition du régime peut ajouter un avantage métabolique, notamment sur le foie, au-delà de la simple perte pondérale.