Alors que la saison de la Bénichon est là, les récoltes de poire à Botzi inquiètent. Les fruits sont en effet moins nombreux et moins grands à cause de la sécheresse de cet été caniculaire. Mais à Fribourg, pas question de se priver de ce mets si emblématique.

Une table de la Bénichon sans sa traditionnelle poire à Botzi AOP, impensable pour tout Fribourgeois! Pourtant, ce scénario pourrait bien se produire cet automne. Accablé par les canicules successives, ce fruit a souffert.

Le risque qu’il n’y ait pas suffisamment de poires à Botzi pour le menu de Bénichon cette année existe

Michel Losey, producteur de poires à Botzi

« On a environ 30% de la production récoltée qui est plus petite que le calibre inférieur », indique le producteur Michel Losey samedi dans le 19h30.

Il produit généralement entre 20 et 30 tonnes de poires à Botzi par année. Mais la dernière récolte n’a pas été fameuse. « Le risque qu’il n’y ait pas suffisamment de poires à Botzi pour le menu de Bénichon cette année existe. » Il recommande ainsi aux consommateurs et restaurateurs de « s’y prendre tôt pour aller chercher leurs poires tant qu’il y en a sur le marché ».

>> Voir le sujet du 19h30 : Menu de Benichon: la poire à Botzi pourrait manquer à cause de la canicule Menu de Benichon: la poire à Botzi pourrait manquer à cause de la canicule / 19h30 / 1 min. / hier à 19:30 L’anticipation est de mise

Prévoir, c’est justement ce qu’a fait Laurent Droux qui sert ce week-end à la Bénichon d’Estavayer-le-Lac jusqu’à 1500 personnes. « On en a assez car, avec l’expérience, on a anticipé les commandes au mois de mai pour être livrés en juillet », explique-t-il.

Lui aussi a remarqué que le calibre de cette année était inférieur à d’habitude. « On était sur un temps de cuisson d’approximativement 30 minutes, maintenant, on a réduit à 20-25 min de cuisson environ. »

Fort heureusement, malgré la sécheresse, ces poires ont toujours autant de goût pour accompagner les prochains menus de la Bénichon.

Une Bénichon ne peut se passer de poire à Botzi. Une Bénichon ne peut se passer de poire à Botzi.

Maurice Doucas / juma