Manger moins ne suffit pas toujours pour perdre du poids. Le Dr Céspedes dévoile les facteurs souvent oubliés qui peuvent faire toute la différence.
David Céspedes est devenu l’un des visages les plus connus sur Internet lorsqu’il s’agit de promouvoir une meilleure longévité. Pour lui, il ne s’agit pas simplement d’ajouter des années à sa vie, mais de parvenir à un âge avancé en restant en bonne santé, autonome et capable de conserver une bonne condition physique. Cette volonté de transmettre des informations accessibles au grand public l’amène régulièrement à participer à des conférences et à des programmes consacrés à la santé. Invité dans l’émission Aprendemos Juntos de BBVA, il a notamment expliqué pourquoi la perte de poids ne dépend pas uniquement de la quantité de nourriture consommée.

Le poids ne dépend pas seulement de ce que l’on mange

Selon le Dr Céspedes, plusieurs facteurs doivent être pris en compte lorsqu’une personne souhaite perdre du poids. Le métabolisme basal, c’est-à-dire l’énergie dépensée naturellement par l’organisme au repos, joue un rôle important. Mais il ne s’agit pas du seul élément à considérer.

La qualité du sommeil, les mouvements réalisés au quotidien, le niveau de stress ou encore les hormones peuvent également influencer la manière dont le corps utilise et stocke l’énergie. Le médecin rappelle ainsi qu’il est possible de rencontrer des personnes qui semblent manger beaucoup sans pour autant prendre de poids.

Cette observation montre surtout qu’il n’existe pas de méthode universelle. Chaque individu possède son propre rythme de vie, ses horaires, son niveau d’activité physique et sa relation à l’alimentation. Une stratégie efficace pour une personne peut donc être beaucoup moins adaptée à une autre.

Les fausses bonnes idées de l’alimentation

Le Dr Céspedes met également en garde contre lesmodes alimentaires qui transforment certains aliments en véritables ennemis. Le lait et le pain en sont, selon lui, de bons exemples. Certaines personnes pensent aujourd’hui mieux manger parce qu’elles ont supprimé ces aliments de leur alimentation. Pourtant, cette évolution n’a pas empêché la population de prendre du poids au fil des décennies. Le médecin rappelle notamment qu’à la fin des années 1970 et au début des années 1980, les matières grasses ont commencé à être fortement accusées de favoriser la prise de poids. L’industrie agroalimentaire a alors développé de nombreux produits dits « light », présentés comme une alternative plus saine et moins calorique.

Cependant, cette stratégie n’a pas nécessairement conduit à une amélioration de la santé de la population. Elle a même accompagné l’apparition d’un nombre important de personnes souffrant d’obésité, malgré leur consommation de produits pauvres en calories.