Ses complices invisibles
Paludisme : 610 000, Fièvre jaune : 30 000 à 80 000, Encéphalite japonaise, 25 000, Dengue : 20 000…
Ce n’est pas la piqûre qui tue, mais les passagers clandestins qu’elle transmet. Le plus dangereux est le Plasmodium falciparum, parasite vecteur de la pire forme de paludisme. Suivent les virus : fièvre jaune, encéphalite japonaise, dengue. Zika, lui, provoque des malformations fœtales et chikungunya, parfois, des douleurs durables.
Une piqure contre le paludisme ?
Deux vaccins sont aujourd’hui disponibles pour prévenir le paludisme : le Mosquirix et le R21/Matrix M que 25 pays africains ont déjà intégrés dans leur programme de vaccination infantile. « Ces vaccins sauvent déjà de nombreuses vies, se réjouit Rogerio Amino, chercheur à l’Institut Pasteur. Mais ils ne font diminuer les cas cliniques chez les vaccinés que de 50 à 75%. » Et ce bouclier immunitaire se heurte à la prolifération des insectes. « Par endroits, la densité de ces insectes est telle qu’une personne parasitée transmet ses Plasmodium à assez de moustiques pour contaminer des dizaines d’autres personnes ! », déplore le scientifique. Face à cette réalité, une protection partielle ne suffit pas à briser la chaîne de contamination. Trouver des vaccins efficaces à 100% et sans rappel annuel reste donc une urgence absolue…
➤ Article paru dans le magazine GEO n°570, « Cambodge », de août 2026.
➤ Vous aimez GEO ? Alors pour ne rien manquer, découvrez nos formules d’abonnement pour recevoir chaque mois GEO chez vous en toute simplicité.
Et si le voyage commençait ici ?

À partir de 5,90€mois
Tous nos articles en accès illimité15 ans d’archives numérisées du magazine GEOOffre sans engagement
Déjà abonné ?
Je me connecte