«Je veux porter une France plus juste. » Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a confirmé ce dimanche sur TF1 être candidat à la primaire de la gauche. « Nous avons, nous Français, été fiers d’une grande nation industrielle, scientifique, diplomatique, sanitaire, et ces dix années qui viennent de s’écouler ont été un immense gâchis […]. Et donc, parce que j’aime profondément notre pays, je veux tout reconstruire, tout rebâtir, tout réparer », a-t-il assuré.
Celui qui brigue pour la première fois les suffrages des Français à la présidentielle a affirmé avoir une « obsession » : que Marine Le Pen n’arrive pas à l’Elysée. « Je n’en peux plus de cette gauche qui parle exclusivement d’un combat avec la gauche. Moi, je me bats contre la droite et contre l’extrême droite », a-t-il dit, dans un tacle à son rival de la primaire Raphaël Glucksmann, et sans répondre à la question sur une éventuelle alliance avec LFI aux législatives.
Monsieur 3,5 %
Crédité de seulement 3,5 % des suffrages dans un sondage Elabe publié ce week-end, Olivier Faure a voulu convaincre que « rien ne se passe jamais comme prévu », rappelant que l’ancien président de la République François Hollande, surnommé « Monsieur 3 % » en raison de ses mauvais sondages, avait réussi à conquérir l’Elysée. « Les champions d’août sont rarement ceux de mai », a-t-il également affirmé dans une interview au Parisien dimanche, « sinon Raymond Barre, Edouard Balladur, Alain Juppé, François Fillon auraient été présidents ».
Disant porter « dans (ses) gènes le rassemblement de la gauche », il a déclaré au quotidien ne pas imaginer « un seul instant qu’après la primaire, socialistes, écologistes, ex-Insoumis et même communistes ne se retrouvent pas ».