Samedi était une journée faste en inaugurations à La Chaux-de-Fonds. Le parc des musées est à nouveau accessible et, après avoir fermé durant 16 mois pour des travaux de réaménagement, le Musée d’histoire a rouvert ses portes. Le public n’a pas manqué d’affluer pour visiter la nouvelle exposition permanente, intitulée « Work in Progress : Les révolutions d’une ville industrielle ». Les visiteurs sont invités à remonter le temps pour explorer la façon dont La Chaux-de-Fonds s’est développée au fil des siècles, jusqu’à devenir la Métropole horlogère moderne que l’on connaît. 

L’espace est découpé en plusieurs salles consacrées à des dates clés : 1848, 1917 et 1969. La dernière pièce est consacrée à l’avenir. Création de la Suisse, Première Guerre mondiale et vent de liberté après mai 68 jalonnent ainsi l’exposition, La Chaux-de-Fonds s’inscrivant dans ces moments charnières. « Le fil rouge de toutes ces dates et de l’imaginaire de cette ville, c’est l’idée de progrès, de croissance, de développement de la ville, par l’industrialisation, par l’horlogerie, par le développement du bien-être matériel », explique le directeur du Musée d’histoire, Francesco Garufo. Le progrès a aussi ses revers sociaux et environnementaux, qui sont scrutés de manière critique dans l’exposition, ajoute-t-il.

Un objet en particulier attire l’attention. Les visiteurs découvriront ce qui pourrait bien être la bannière de « l’une des plus anciennes sociétés d’Italiens au monde », selon Francesco Garufo. Cette bannière de la Société italienne de secours mutuel, qui date de 1850, montre la façon dont les immigrés italiens s’organisaient face à la misère engendrée par la révolution industrielle.

Cette exposition permanente a pris ses quartiers dans le sous-sol du musée. Le public devra encore patienter une année avant de découvrir l’exposition temporaire consacrée à la musique à La Chaux-de-Fonds, dans les hauteurs du bâtiment.

Un parc et un café à disposition du public

Les nouveautés n’étaient pas confinées à l’intérieur du Musée d’histoire samedi. Le public était également convié à tester le nouveau café « qui servira de porte d’entrée vers les musées », selon Francesco Garufo, le Musée d’histoire partageant les lieux avec le Musée international d’horlogerie (MIH) et le Musée des Beaux-Arts. L’établissement dispose d’une terrasse qui était remplie dès ses premières heures d’ouverture. « C’est une très belle initiative d’avoir créé une terrasse », estime Jeanine, installée à l’une des tables samedi après-midi. Basile était quant à lui heureux de savourer une boisson au soleil après avoir contribué à la création des vitrines du musée et des panneaux en bois par le biais de son travail de menuisier.

Le parc des musées a lui aussi rouvert au public à cette occasion, même si les travaux ne sont pas encore achevés. Des arbres seront plantés cet automne, de même que le gazon, selon Francesco Garufo. Pour l’heure, une des deux places de jeux prévues est opérationnelle, tout comme la liaison qui a été créée entre le Musée d’histoire et le MIH. /sbm