Le pêcheur Jérémie Clerc et son père vont relever leurs nasses au large de Prangins (VD) tous les jours entre juin et septembre. Cette période est la plus propice pour y capturer des écrevisses, alors que des espèces invasives ont colonisé le lac. Les clients, notamment suédois, sont nombreux.

L’écrevisse est une aubaine pour Jérémie Clerc, tant elle est appréciée pour sa valeur gustative. « C’est vrai qu’il y a beaucoup de gens qui aiment la chair des écrevisses. On a beaucoup de clients suédois qui nous en achète quand ils font des fêtes », indique le pêcheur dans l’émission de la RTS Couleurs locales.

« Quand on fait les marchés, en général, on en précuit toujours un peu et les gens sont tout contents d’en avoir à la maison », poursuit-il. Quand la pêche est bonne, il capture plus de trente kilos d’écrevisses chaque jour.

>> Voir le sujet du 19h30 : la pêche aux écrevisses invasives, un défi et une aubaine gourmande la pêche aux écrevisses invasives, un défi et une aubaine gourmande / Couleurs locales / 2 min. / le 21 août 2026 Écrevisse américaine et écrevisse signal

Ce jour-là, Jérémie Clerc a capturé deux espèces invasives: l’écrevisse américaine et l’écrevisse signal. Elles sont originaires d’Amérique du Nord et ont été introduites dans le Léman dans les années 1970 et 1980.

Il n’y a plus d’écrevisses indigènes. On n’en trouve plus. Je ne suis même pas sûr d’en avoir vues

Jérémie Clerc, pêcheur

Jérémie Clerc cite « des essais qui ont été fait à l’époque: ils ont relâché quelques couples et ça ne s’est pas passé comme prévu à mon avis. Elles ont envahi le lac. Il n’y a plus d’écrevisses indigènes. On n’en trouve plus. Je ne suis même pas sûr d’en avoir vues ».

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Ce crustacé peut être capturé sans restriction tout au long de l’année. « On en fait même l’hiver », confirme le pêcheur. « Il y en a un peu moins parce que l’écrevisse est statique quand l’eau est froide. Donc, elle rentre moins facilement dans les casiers (…). L’été, ça pullule ».

Le pêcheur appâte les écrevisses avec des morceaux de poisson, car ce sont des créatures très voraces. Mais cette espèce invasive a aussi ses prédateurs, comme les perches et les silures.

Sujet tv: Anne-Cathia Marchon

Adaptation web: Julie Liardet