Jean-François Leroy, fondateur du festival de photojournalisme Visa pour l’image à Perpignan (F), est décédé des suites d’un cancer lundi matin, jour de l’ouverture de la 38e édition de cette rencontre mondiale, a-t-on appris auprès de sa famille et des organisateurs.

« Toute l’équipe de Visa pour l’image – Perpignan et toute la famille de Jean-François Leroy ont la tristesse de vous annoncer la mort, ce lundi 31 août au matin, du fondateur et directeur historique du festival international du photojournalisme », écrit le festival sur son compte Instagram. « Il avait accompagné et mis en valeur des photojournalistes du monde entier », ajoute-t-il sur X.

Pour la première fois en 38 ans, cet ancien photographe de 69 ans était absent de l’inauguration samedi de l’unique festival mondial consacré à la photo de presse, qui expose chaque année à Perpignan les plus grands photojournalistes.

« L’âme du festival »

Il est décédé lundi matin des suites d’un cancer entouré de ses proches à son domicile parisien, selon l’équipe du festival. Malgré la maladie, il a participé « de A à Z à la préparation » de la 38e édition du festival, a précisé à l’AFP Delphine Lelu, la directrice générale de Visa pour l’image.

« C’est l’âme de ce festival, il l’a porté à bout de bras depuis la première édition, en 1989. Il nous laisse un grand héritage. Il a toujours voulu que Perpignan soit un phare pour les photojournalistes, on va faire en sorte que le festival continue de briller », a ajouté Delphine Lelu.

A la fin des années 1980, le festival parrainé par Paris-Match et Roger Thérond est créé à l’initiative de la municipalité de Perpignan, soucieuse de fonder un évènement culturel pour prolonger la saison estivale. Chaque année ensuite, des photojournalistes du monde entier ont défilé et été exposés lors de ces rencontres où se mêlaient patrons de presse, reporters et visiteurs.

« Le mantra de Visa pour l’image depuis trente-huit ans reste: la découverte de jeunes photographes, la confirmation et la mise en lumière de photographes reconnus et la redécouverte d’anciens photographes historiques », écrivait-il dans son livre à paraître en octobre « Le devoir de regarder ».

afp/mh