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L’imagerie par résonance magnétique (IRM) a été un outil fondamental au cours des dernières décennies pour analyser la structure et le fonctionnement du cerveau. Elle a notamment permis de mieux comprendre les connexions entre ses différentes aires et de voir comment certaines pathologies pouvaient les affecter. Mais elle n’a pas encore apporté de marqueurs pour aider au diagnostic d’une maladie psychique ou identifier les personnes les plus susceptibles de développer des symptômes.
Des travaux récemment publiés par une équipe de recherche suisse romande pourraient changer la donne. Les scientifiques ont développé une nouvelle technique d’IRM, appelée 3D-MRSI (imagerie spectroscopique par résonance magnétique en trois dimensions) qui permet d’obtenir, dans le cerveau entier, des images en haute définition de la répartition de cinq molécules impliquées dans la physiologie de la cellule nerveuse: N-acétylaspartate, myo-inositol, choline, glutamate et créatine.