Le secret ne tient pas seulement à une boisson miracle : c’est sa place dans un programme associant exercice et contrôle des apports qui semble faire la différence.
Avec l’âge, préserver la masse musculaire devient un enjeu important lorsqu’on cherche à perdre du poids. Les protéines jouent notamment un rôle dans le maintien des tissus musculaires, tandis que les repas de remplacement peuvent aider à contrôler plus facilement les apports énergétiques. Mais un shake protéiné n’est pas, à lui seul, un brûle-graisse : son intérêt dépend surtout de la quantité d’énergie consommée sur l’ensemble de la journée et de la façon dont il s’intègre dans l’alimentation.

C’est précisément ce principe qu’a testé une équipe de chercheurs dans une étude publiée dans Scientific Reports. Le protocole ne consistait pas à ajouter simplement une boisson protéinée à l’alimentation habituelle. Trois soirs par semaine, après une séance d’exercice d’intensité modérée, les participantes remplaçaient leur dîner par un shake nutritionnel de 300 ml. Celui-ci apportait 200 kcal, 15 g de protéines, 6 g de fibres, 4,5 g de lipides et 21 g de glucides, ainsi que 14 vitamines et minéraux. À l’inverse, le groupe témoin effectuait les mêmes séances d’exercice mais conservait son dîner habituel. Voici ce qui a été constaté !

Un shake protéiné bien composé peut aider à perdre du poids

L’étude, publiée en 2025 dans Scientific Reports, a suivi pendant huit semaines 40 femmes présentant un surpoids selon les critères utilisés par les chercheurs. Les participantes ont donc été réparties aléatoirement entre deux groupes : exercice seul ou exercice associé au remplacement intermittent du dîner par le shake protéiné. Une participante a abandonné l’étude, laissant 39 participantes pour l’analyse finale.

Toutes réalisaient trois séances hebdomadaires de 40 minutes d’exercice d’intensité modérée. Après huit semaines, le groupe associant exercice et shake avait perdu en moyenne 3,70 kg de poids, contre 1,17 kg dans le groupe exercice seul. La masse grasse avait diminué de 2,25 kg contre 1,19 kg. Autrement dit, la réduction de masse grasse était environ 1,9 fois plus importante dans le groupe ayant utilisé le shake.

La différence s’explique toutefois difficilement par le seul contenu de la boisson. Les chercheurs ont constaté que le groupe shake consommait également moins de calories sur la journée pendant l’intervention : environ 1 059 kcal contre 1 391 kcal dans le groupe exercice seul. Le groupe shake avait aussi un apport énergétique quotidien et un apport en glucides plus faibles.

Jusqu’à deux fois plus de graisse brûlée

L’étude porte sur un protocole précis, durant seulement huit semaines, chez de jeunes femmes en surpoids, avec trois séances d’exercice par semaine. Les chercheurs soulignent eux-mêmes que des études plus longues sont nécessaires pour déterminer si ces effets se maintiennent dans le temps.

Le message à retenir est finalement plus simple qu’une promesse de boisson miracle : pour favoriser la perte de graisse, un shake protéiné peut être un outil pratique lorsqu’il remplace un repas plus calorique dans le cadre d’un programme structuré. Ce n’est pas son statut de « smoothie » qui fait la différence, mais l’ensemble du régime alimentaire, l’apport énergétique et l’activité physique qui l’accompagnent.