Une arme découverte au fond du lac fait actuellement l’objet d’analyses afin de déterminer si elle est liée au quadruple meurtre de Chevaline en 2012. Il s’agit d’une des plus grandes énigmes criminelles du XXIe siècle en France.
Le parquet de Nanterre a confirmé à l’Agence France Presse une information préalablement révélée par l’hebdomadaire Marianne.
Le 20 août, un pistolet Luger a été remonté à la surface par des touristes britanniques qui se baignaient dans le lac d’Annecy, en Haute-Savoie.
L’arme présente des similitudes avec celle utilisée pour la tuerie de Chevaline, un pistolet automatique Luger P06 fabriqué en Allemagne et utilisé notamment par l’armée suisse à partir du début du XXe siècle. Des fragments de crosse avaient été retrouvés sur le lieu du crime.
Sollicité par l’AFP, le parquet du pôle des crimes sériels ou non élucidés (PCSNE) de Nanterre, dans la banlieue de Paris, qui instruit cette affaire depuis septembre 2022, a confirmé que des investigations étaient en cours afin d’établir un éventuel lien entre cette découverte et le quadruple homicide.
L’un des plus célèbres cold case de France
Le 5 septembre 2012, un Britannique d’origine irakienne de 50 ans, Saad al-Hilli, son épouse de 47 ans et sa belle-mère de 74 ans avaient été retrouvés morts dans leur voiture, tués de plusieurs balles dans la tête, sur une route de campagne près de Chevaline, non loin du lac d’Annecy. Un cycliste de la région, Sylvain Mollier, 45 ans, avait également été abattu.
L’une des fillettes du couple al-Hilli, âgée de 7 ans, avait été grièvement blessée tandis que la seconde de 4 ans, recroquevillée sous les jambes de sa mère, en était sortie physiquement indemne.
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Le mobile du tueur, qui a tiré 21 fois en quelques minutes, n’a jamais été établi. Plusieurs pistes ont été examinées au fil de l’enquête: conflit autour d’un héritage, espionnage industriel ou tireur isolé agissant de son propre chef.
afp/lbl