Découvrez les pratiques matinales d’un oncologue qui pourraient influencer votre santé et réduire les risques de cancer. Inspiré par les recherches du professeur Robert Thomas, cet article explore des gestes simples mais efficaces pour améliorer votre bien-être quotidien.

Le professeur Robert Thomas, oncologue britannique spécialiste de la prévention, voit chaque jour des patients chez qui un cancer a été diagnostiqué alors qu’ils menaient une vie que l’on qualifierait de « saine ». Car si personne ne peut contrôler sa génétique ni la part de hasard, certaines habitudes peuvent contribuer à réduire les facteurs de risque. Des gestes que ce spécialiste a lui-même intégrés à sa routine quotidienne.

Son objectif n’est évidemment pas de se rendre « inatteignable » par la maladie, ce qui serait illusoire, mais plutôt de mettre toutes les chances de son côté. Pour cela, le professeur Robert Thomas mise sur de petits gestes répétés jour après jour, qui peuvent avoir leur importance sur le long terme.

Bouger régulièrement et profiter de la lumière dès le matin

Le professeur Robert Thomas évite de rester assis pendant des heures d’affilée. Une étude menée auprès de plus de 90 000 Britanniques a montré que chaque heure supplémentaire passée assis, allongé ou semi-allongé augmentait de 9 % le risque de décès par cancer, tandis que remplacer une heure de sédentarité par une activité légère le diminuait d’environ 12 %. Rester immobile perturbe notamment la régulation de la glycémie et la sensibilité à l’insuline, tout en favorisant une inflammation chronique de bas grade. « J’encourage mes patients à faire un tour du cabinet, à monter quelques étages ou simplement à se préparer une tasse de thé », explique le professeur Robert Thomas.

Autre réflexe adopté par l’oncologue : s’exposer à la lumière naturelle dès le matin, ne serait-ce que cinq à dix minutes. La lumière contribue à régler le rythme circadien, avec des effets sur le sommeil et la sécrétion de mélatonine en fin de journée. Le professeur marche également parfois à jeun, après un jeûne nocturne d’environ 13 heures.

Des fibres, des aliments fermentés et des cuissons plus douces

Le microbiome intestinal désigne l’ensemble des micro-organismes qui vivent dans notre tube digestif et dialoguent en permanence avec notre système immunitaire. Pour en prendre soin, le professeur Robert Thomas vise au moins 30 g de fibres par jour, grâce aux légumes, fruits, légumineuses, céréales complètes, noix et graines. Il ajoute également chaque jour un aliment fermenté, comme un yaourt nature, du kéfir, de la choucroute ou du kimchi, sans pour autant négliger l’équilibre général de son alimentation. À l’inverse, une alimentation riche en produits ultra-transformés et pauvre en fibres peut perturber le microbiome et favoriser une inflammation chronique, notamment au niveau du côlon.

L’oncologue mise également sur les herbes et les épices. Les composés phytochimiques, comme les caroténoïdes des légumes colorés ou les isothiocyanates des crucifères, sont notamment étudiés pour leur rôle antioxydant et leurs interactions avec différents mécanismes cellulaires. Curcuma, cannelle, clous de girofle, mais aussi origan, romarin et thym font ainsi partie de ses habitudes.

À l’inverse, le professeur Robert Thomas limite les grillades très carbonisées ainsi que les viandes transformées.

Hygiène bucco-dentaire et protection solaire : deux autres réflexes à ne pas négliger

Les maladies des gencives et une mauvaise hygiène bucco-dentaire sont associées à un risque plus élevé de plusieurs cancers de la tête, du cou et du système digestif. L’inflammation chronique des gencives et les modifications du microbiome buccal, avec la production possible de composés cancérigènes comme certaines nitrosamines, sont notamment suspectées.« Se brosser lesdents deux fois par jour, consulter régulièrement son dentiste et utiliser le fil dentaire tous les matins sont des habitudes simples qui peuvent être bénéfiques pour votre santé globale, et pas seulement pour vos dents », rappelle le professeur Robert Thomas. L’oncologue complète sa routine par un bain de bouche sans alcool, afin de ménager les muqueuses.

La protection de la peau fait également partie de ses réflexes quotidiens. Quelques coups de soleil importants au cours d’une vie peuvent augmenter le risque de mélanome. Lorsqu’il reste à l’extérieur, le professeur Robert Thomas applique une crème solaire à large spectre avec un FPS d’au moins 30, qu’il renouvelle toutes les deux heures. Il privilégie également l’ombre aux heures les plus chaudes et les vêtements couvrants.

Source : The Telegraph