«Aucune autre information ne sera donnée à ce stade de l’enquête», précise le communiqué. Le bilan établi jusque-là par les autorités passe donc de 40 personnes décédées à 41, faisant passer le nombre de blessés de 116 à 115. Le dernier bilan des autorités datait du 5 janvier.

Le Ministère public (MP) valaisan reporte sur les familles la décision concernant d’éventuelles exhumations des victimes décédées lors de la catastrophe de l’incendie de Crans-Montana (VS). Il n’ordonnerait des exhumations et des autopsies que si les familles des victimes en faisaient explicitement la demande, ont déclaré des avocats représentant certaines familles à la NZZ am Sonntag. Or, selon la loi, il incombe au MP de décider lui-même si de telles mesures sont nécessaires. Des documents du MP – qui n’a pas répondu aux demandes du journal – tendent à démontrer pourquoi la Suisse n’a procédé qu’à deux autopsies: deux semaines après l’incendie, la police cantonale devait vérifier s’il restait encore des corps non inhumés auprès des entreprises de pompes funèbres en Suisse. Les deux victimes autopsiées ont vraisemblablement été tout simplement les dernières à ne pas avoir encore été enterrées, conclut la NZZ am Sonntag.

Cellule de crise extraordinaire

Le Conseil fédéral a mis en place immédiatement après le drame de Crans-Montana (VS) une cellule de crise extraordinaire, rapporte le SonntagsBlick. Depuis début janvier, les secrétaires généraux des départements fédéraux coordonnent les travaux entre les départements, les cantons et la Chancellerie fédérale. La conférence des gouvernements cantonaux, le canton du Valais et d’autres instances sont également impliqués. Jusqu’à présent, la cellule de crise a tenu cinq réunions sous la direction du chancelier de la Confédération Viktor Rossi. La cellule de crise s’est notamment penchée sur l’accueil qui serait réservé aux conseillers fédéraux lors des Jeux olympiques d’hiver et sur la manière dont ils devraient répondre aux questions critiques des médias.

Doutes sur les revenus du couple Moretti

Les déclarations du tenancier du Constellation, Jacques Moretti, concernant ses revenus et ceux de son épouse ne correspondent pas à la déclaration fiscale la plus récente, selon la SonntagsZeitung. La question se pose dès lors de savoir si la caution de 200’000 francs versée pour sa libération de la détention provisoire n’était pas trop faible. M. Moretti a indiqué au Ministère public valaisan que lui et sa femme gagnaient 10’000 francs par mois et ne disposaient que d’un patrimoine limité, écrit le journal. Cette audition a eu lieu dans le cadre de l’enquête sur l’incendie meurtrier qui a endeuillé Crans-Montana, le 1er janvier. D’après la déclaration fiscale, le couple aurait disposé en 2024 de revenus mensuels deux fois plus élevés que ceux annoncés. Comme cette déclaration n’a été déposée qu’en décembre 2025, il est possible, toujours selon le journal, que le tribunal se soit appuyé sur une déclaration fiscale 2023 trop basse.