Au départ d’un paradoxe

Avec « Domestiquer le bureau », l’équipe part d’un paradoxe très actuel : d’un côté, des surfaces de bureaux inoccupées ; de l’autre, une précarité résidentielle croissante.

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Si la transformation de bureaux en logements existe déjà, les commissaires veulent pousser l’exercice plus loin. Ils estiment que les reconversions débouchent encore trop souvent sur des logements conventionnels, sans exploiter pleinement les particularités de ces bâtiments, et que la part de logements abordables y demeure faible.

Transformation de bureaux en logements : au moins 300 000 personnes pourraient être logées

Le Pavillon belge deviendra donc lui-même un laboratoire. Un environnement de bureau, reconstitué à partir d’éléments de réemploi, permettra d’expérimenter d’autres manières d’habiter ces espaces. L’installation sera accompagnée d’une trilogie de films consacrée à la vacance et au mal-logement.

Le projet doit enfin déboucher sur un « Pacte de Venise », manifeste collectif pour le droit au logement en Europe élaboré par les commissaires et leurs partenaires juristes, économistes, architectes, et associatifs belges et européens. Qui sera nourri tout au long des six mois des commentaires des visiteurs, ainsi que des débats issus des décideurs politiques, associations, architectes, universitaires, artistes et résidents invités à cette 20e Biennale d’architecture.