
( AFP / CHARLY TRIBALLEAU )
« On est complètement dépendant des marchés internationaux » et « avec la guerre en Iran, ça fait monter les prix du gaz », a souligné Emmanuelle Wargon, présidente de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), ce mercredi 2 septembre sur RMC.
Un hiver au chaud, mais à quel prix ? Selon la présidente de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), Emmanuelle Wargon,
le stockage de gaz en France est à un niveau « relativement rassurant »
en vue de la saison qui arrive, mais les prix devraient être
orientés à la hausse,
a-t-elle affirmé ce mercredi 2 septembre. « Sur la partie approvisionnement cet hiver, est-ce qu’on va avoir du gaz ? On est évidemment toujours vigilant, on suit ça de très près, mais
les derniers chiffres sont relativement rassurants »,
a-t-elle déclaré sur
RMC.
« On est à
71,3% de remplissage
de nos stockages », a-t-elle poursuivi, en indiquant que l’objectif était d’atteindre 85% à l’entrée dans l’hiver. « Tous les stockages ont été souscrits par des entreprises qui se sont engagées à les remplir et donc
on est assez confiant »,
a-t-elle assuré. D’autant que la France, qui importe 95% de sa consommation de gaz, ne dépend pas uniquement des stockages mais également des
importations par gazoduc,
notamment de Norvège, et de
gaz liquéfié
via ses quatre terminaux méthaniers, a-t-elle rappelé.
Augmentation de 5,6% du prix de référence du gaz pour septembre
En revanche,
la hausse des prix
sur les marchés mondiaux va continuer à se faire sentir, a-t-elle prévenu.
« On est complètement dépendant des marchés internationaux.
Et c’est vrai qu’avec tout ce qui se passe, la guerre en Iran, forcément, ça fait monter les prix du gaz », a souligné Emmanuelle Wargon. « Donc évidemment, on est plutôt dans une tendance dans laquelle on constate
des prix du gaz qui sont plus élevés que dans la période précédente »,
a-t-elle ajouté, en rappelant que le prix de référence du gaz pour septembre avait augmenté de 5,6%. Cette hausse de 5,6% par rapport au 1er août concerne les quelque 6 millions de ménages ayant souscrit une offre de fournisseur indexée sur ce prix moyen, qui varie tous les mois, soit environ
60% des abonnés résidentiels au gaz.
Les autres ménages qui ont souscrit une offre à prix fixe ne seront de fait pas concernés par cette hausse.
L’augmentation des prix du gaz devrait en revanche n’avoir qu’un
impact marginal sur ceux de l’électricité
compte tenu de la « bonne disponibilité » des moyens de production électrique nucléaire, hydraulique et renouvelable de la France, a estimé Emmanuelle Wargon. « On a quand même besoin d’un peu de gaz pour faire de l’électricité en hiver. Donc nos prix ont augmenté un peu en électricité aussi », a-t-elle expliqué, mais « moins que dans le reste de l’Europe et ils restent
beaucoup plus bas que dans le reste de l’Europe ».