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Depuis que Valérie Dittli avait annoncé, à la mi-août dans Le Matin Dimanche, sa volonté de briguer un nouveau mandat au Conseil d’Etat en 2027, toute la «grande famille» du Centre Vaud retenait son souffle dans l’attente du 2 septembre. Mais jeudi dernier, la conseillère d’Etat a bouleversé le scénario en annonçant au Temps son départ du parti et la création du Mouvement libéral avec d’autres personnalités centristes. Le moment phare de l’assemblée d’Epalinges, à savoir le vote sur le soutien à sa candidature, disparaissait alors du programme.

Mais le tumulte des dernières semaines suffisait forcément à préserver tout l’intérêt de la soirée. Au cœur des tensions: la décision du comité de présidence de réserver le vote aux seuls délégués. Un choix conforme aux statuts, mais vraisemblablement défavorable à Valérie Dittli, nombre d’entre eux ayant déjà pris position sur sa candidature au sein du comité cantonal et du comité de présidence. La ministre avait qualifié cette décision de «goutte d’eau de trop» et avait aussi annoncé qu’elle ne se rendrait pas mercredi à Epalinges, afin d’éviter un camouflet devenu prévisible.