Meta a désactivé les fonctions photo et vidéo de milliers de lunettes connectées après avoir détecté que leur voyant de captation avait été altéré, révèle le média en ligne Semafor. L’entreprise revendique moins de 0,1 % d’appareils concernés, mais le volume suffit à faire soupçonner un risque plus large : celui d’une caméra portable capable de se fondre dans l’espace public sans que les personnes filmées puissent l’identifier.

Les porteurs dont le dispositif a été modifié ne pourront plus utiliser la caméra de leurs lunettes pour prendre des photos ou enregistrer des vidéos. Les appareils conservent leurs fonctions audio et de connexion, mais perdent l’un de leurs principaux arguments commerciaux. Meta transforme ainsi une infraction matérielle, la neutralisation du voyant, en sanction logicielle appliquée directement au produit.

Le groupe n’a pas publié de décompte précis. Il estime toutefois que moins de 0,1 % des lunettes vendues ont fait l’objet d’une altération. Cette part représente malgré tout des milliers de paires, ce qui donne une dimension industrielle à un phénomène né de bricolages individuels et de tutoriels publiés sur les réseaux sociaux.

A LIRE AUSSI

Lunettes connectées Meta Ray-Ban : récit d’une « success story » inattendue

La mesure révèle aussi la nature du contrat commercial attaché à ces lunettes. L’acheteur possède la monture, mais Meta conserve le pouvoir technique de rendre inaccessible des fonctions lorsque les mécanismes de confidentialité du produit sont dégradés. Ce simple alinéa redéfinit brutalement ce que signifie posséder un produit connecté.

Un voyant lumineux devenu infrastructure de confiance

Sur chaque paire, un LED blanc clignote pendant la prise de vue. Il s’allume brièvement pour une photo et reste actif pendant l’enregistrement vidéo afin de signaler aux personnes autour du porteur qu’une captation est en cours. Meta affirme que ce voyant de capture ne comporte aucun bouton permettant de l’éteindre.

NewsletterMa Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

S’inscrireS’inscrireS’inscrireIllustration de la newsletter Ma Tribune