Après avoir envoyé des vêtements à cinq créateurs de contenu sans jamais voir la couleur de la visibilité promise, la designer québécoise Mercedes Morin dénonce une pratique qu’elle juge particulièrement néfaste pour les petites entreprises.

Fondée à Montréal, la marque de Mercedes Morin mise sur la conception locale et le savoir-faire québécois. Chaque pièce est pensée, dessinée et produite ici, loin de la production de masse. Une approche qui mise sur la qualité et l’authenticité, mais qui rend d’autant plus frustrantes les collaborations qui ne livrent pas la marchandise promise.

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Et collaborer avec des influenceurs, ça peut donner une belle vitrine aux petites marques. Encore faut-il que ça rapporte vraiment. C’est le message que Mercedes Morin a voulu passer dans une publication sur les réseaux sociaux, où elle raconte sa dernière mésaventure.

« Pour une 17367647674e fois, je me suis encore fait avoir », lance-t-elle d’emblée, précisant que ce n’est malheureusement pas la première fois que des créateurs de contenu la déçoivent.

Cinq produits envoyés, zéro retour

Cette fois, la designer dit avoir offert cinq produits à cinq influenceur.euses, par l’entremise d’un intermédiaire. En retour, elle s’attendait à un minimum de visibilité pour sa marque.

Résultat ? « Silence radio. Rien. Pantoute », dit-elle.

Mercedes Morin admet se laisser parfois tenter par ce genre d’entente, sachant qu’être exposée à une nouvelle audience peut faire une vraie différence pour une petite marque qui n’a pas les budgets des grandes compagnies. 

Un problème qui frappe surtout les petits joueurs

« Honnêtement, ce n’est pas correct », tranche-t-elle, ajoutant que ce genre de situation revient bien trop souvent à son goût.

Son témoignage met le doigt sur une vraie zone grise du marketing d’influence : c’est quoi, la limite entre un cadeau envoyé sans attente et une collaboration en bonne et due forme ?

Pour une petite entreprise, envoyer des produits gratuitement, ce n’est pas rien. Il y a des coûts de production, du matériel, du temps, du travail derrière chaque morceau expédié.

En partageant son histoire, Mercedes Morin espère visiblement lancer la conversation sur les façons de faire entre marques et créateurs de contenu, en 2026.

Lisez son message en entier ici :

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