VLC vient de passer les 7 milliards de téléchargements. Un logiciel gratuit, sans pub qui accélère, pendant que le streaming payant verrouille tout le reste.
Le lecteur multimédia de VideoLAN a franchi les 7 milliards de téléchargements depuis sa création en 1996. Le rythme s’accélère. Il a fallu six ans pour aller de 3 à 6 milliards, et seulement dix-huit mois pour le milliard suivant. Jean-Baptiste Kempf, président et développeur principal de VideoLAN, a annoncé le chiffre par email, des données rapportées par TechCrunch.
Derrière VLC, il n’y a ni actionnaires ni régie publicitaire. VideoLAN reste une association sans salariés, financée par les dons et par les prestations de sa société Videolabs.

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Ce modèle a tenu bon face à des offres qui auraient pu tout changer. Google avait proposé un dollar par installation de Chrome glissée dans l’installateur de VLC, une offre que Kempf a déclinée, comme il l’a racontée en détail début 2026.
La promesse de VLC, elle, n’a pas bougé en trente ans : lire n’importe quel fichier, partout. Pendant ce temps, la consommation vidéo a totalement changé, passant du Flash au HTML 5 quand YouTube a basculé toute sa plateforme, avant l’émergence des offres de SVOD comme Netflix.
Vega OS, VLC 4 et une IA encore en test
VideoLAN a porté VLC sur Vega OS, le système qu’Amazon développe pour ses appareils Fire TV. Contrairement à Fire OS, bâti sur Android, Vega OS repose entièrement sur Linux et s’appuie sur React Native. Les applications pensées pour Android n’y fonctionnent pas nativement, ce qui a obligé l’équipe à réécrire VLC pour l’occasion. L’association dit aussi travailler à d’autres plateformes et à de nouveaux codecs, sans plus de détails.
La version VLC 4 se fait attendre, toujours sans date. Même chose pour les sous-titres et la traduction automatiques par IA, montrés en 2025 et censés tourner en local, directement sur l’appareil, sans serveur ni connexion internet. Cette fonction reste en phase d’expérimentation.
VLC reste gratuit, ouvert et sans publicité. Né d’un projet d’étudiants de l’École Centrale Paris, il prouve surtout qu’un logiciel peut durer trois décennies sans transformer ses usagers en abonnés ni en données. Dans la tech de 2026, c’est presque devenu une anomalie.
