Le Chant du Gros, cette ville éphémère. Le festival s’ouvre en fin d’après-midi ce jeudi au Noirmont et s’attend à accueillir quelque 40’000 personnes jusqu’à samedi lors de cette 34e édition. Chaque soir, environ 15’000 festivaliers, l’équivalent de la population de Delémont, viennent profiter des concerts et des espaces de nourriture et de boisson sur le site franc-montagnard. Tout ce petit monde a aussi besoin de se soulager. Pour alimenter en eau les 200 toilettes ainsi que les différents stands, le Chant du Gros dispose de deux kilomètres de conduites. Les trois quarts sont visibles, le reste est sous-terrain.
La petite équipe en charge des sanitaires a eu passablement de travail ces derniers jours. « On a des conduites qui partent du bâtiment principal. Elles passent sous vos pieds sous la grande scène. Sous la scène Déménage, il y a aussi des conduites qui passent par-là », détaille Billy Jobin. Cette année, le responsable sanitaire depuis huit ans et ses deux collègues ont « tout changé le système d’eau du festival qui devenait un peu obsolète après 15 à 20 ans. On a tout retiré, on a tout refait les distributeurs à neuf », précise le Breulotier qui est à l’œuvre quotidiennement depuis deux semaines.
« Quand un concert se finit sur la grande scène, si on va vers notre connecteur on sent qu’il y a du débit, mais ça tient le coup », relève Billy Jobin qui, pendant les trois jours du festival, reste sur le qui-vive. « On a toujours des petites choses qui se passent : une chiotte qui se bouche ou un lavabo qui fuit », explique le responsable qui, même lorsqu’il va au lit à 6h du matin, peut être appelé en urgence deux heures plus tard pour une intervention. Pour lui et ses deux acolytes, le repos n’est que rarement assuré durant le Chant du Gros. /nmy