La ville de Fribourg et le Conseil des jeunes lancent la campagne « Je gère! », destinée aux jeunes et à leur entourage. Elle met à leur disposition des outils concrets pour les accompagner dans les démarches administratives, notamment par le biais d’une brochure de ressources, d’une page internet et d’un programme d’ateliers.
Trouver un logement, gérer ses assurances ou encore remplir une déclaration d’impôts: l’entrée dans la majorité amène son lot d’inconnues et de nouvelles étapes, parfois complexes. En collaboration avec plusieurs acteurs locaux, la campagne « Je gère » fournit des outils simples et accessibles pour gagner en autonomie, note jeudi la ville dans un communiqué. Elle s’adresse aux jeunes de 18 à 25 ans.
>> Ecouter les précisions du 12h30 : La ville de Fribourg lance une campagne pour lutter contre la précarité chez les jeunes / Le 12h30 / 1 min. / aujourd’hui à 12:37
Cinq ateliers animés par Caritas et l’association Solid-Admin leur seront proposés d’ici au mois de février 2027. Ils aborderont des thématiques en lien avec la vie quotidienne, comme les bases de la gestion administrative, le logement, les assurances sociales ou encore la prévention du surendettement.
Valoriser les ressources existantes
La campagne met également à disposition une brochure, en version papier et numérique, recensant les ressources existantes en ville. Elle s’accompagne d’une page sur le site web de la ville, qui propose également des liens utiles vers des prestations en ligne.
En plus de renforcer l’autonomie des jeunes, la campagne « Je gère » doit également permettre de valoriser les ressources existantes et d’offrir aux professionnels ainsi qu’aux proches un outil simple pour les orienter vers les services adaptés.
« Rendre plus visible pour lutter contre »
Interrogée dans le 12h30 jeudi, Monika Maire-Hefti, présidente de Caritas Suisse, indique que les chiffres de la précarité chez les jeunes sont constants. « Ils ne diminuent pas, même au contraire », insiste-t-elle en expliquant que ça a une « incidence sur leur bien-être et leur santé mentale ». « Donc c’est louable que la ville de Fribourg s’en inquiète », félicite-t-elle.
Selon elle, il est important d’accompagner ces jeunes « à faire un choix professionnel (…) et avoir des instruments pour lutter contre la précarité » car cette situation influe « énormément » sur leur « capacité à participer à la vie sociale », or c’est un point majeur dans la construction d’une personne, souligne-t-elle.
Monika Maire-Hefti poursuit: la précarité touche surtout les familles et cela a un « incident fort sur leur lieu de résidence, les possibilités de formation, leur qualité de vie et leur dignité ».
C’est pour quoi elle préconise de « rendre la précarité et la pauvreté visibles pour pouvoir mettre en place des mesures concrètes ».
ats/juma